Sécheresse : un renforcement des mesures de restriction d’eau en Côte d’Or

Depuis le début de l’été, notre département fait face à un épisode de sécheresse marquée. Dès le 27 juin, cette situation a amené les services de l’État à prendre des mesures de restriction d’usage de l’eau. Elles ont déjà été renforcées à trois reprises dans le mois de juillet (1, 8 et 15 juillet dernier).

En dépit de quelques orages, la situation se dégrade et reste très préoccupante dans les cours d’eau du département. La récente période de canicule renforce cette dégradation.

Dans ce contexte, les services de l’État ont réuni, le 25 juillet 2019, la cellule départementale de veille pour la sécheresse composée notamment de représentants des collectivités, de la profession agricole, de la fédération de pêche et des commissions locales de l’eau.

Le suivi hydrologique, réalisé en continu par les services de l’État, a mis en évidence une aggravation rapide de la situation qui se traduit par le franchissement des seuils d’alerte sur l’ensemble des 18 bassins versants du département dont 5 bassins en situation de crise.

La situation est la suivante :

seuil d’alerte : Tille aval-Norges, Vingeanne, Ouche amont, Dheune, Laignes

seuil d’alerte renforcée : Seine, Saône, Tille amont, Bèze-Albane, Cent Fonts, Vouge, Bouzaise, Ouche aval

seuil de crise : Biètre, Arroux-Lacanche, OurceAube, Armançon-Brenne, Serein-Romanée,

Dans ce contexte, le Préfet a signé un arrêté préfectoral de constat de franchissement de seuils applicable le 29 juillet 2019.

Sur ces bassins (en jaune, orange ou rouge sur la carte), des mesures de restriction d’usage pour les activités agricoles, industrielles ou les golfs sont donc mises en place et renforcées dans les bassins en alerte renforcée et en crise. L’irrigation agricole est interdite aux heures les plus chaudes de la journée mais reste possible de 17h à 12h en semaine sauf pour les secteurs en crise.

Certaines activités économiques nécessitent cependant un apport d’eau régulier et les professionnels concernés peuvent être autorisés, sous conditions, à arroser certains types de culture. C’est le cas notamment des cultures les plus sensibles au stress hydrique (comme le maraîchage) ou bien de certaines cultures pouvant bénéficier d’autorisation au cas par cas et sous conditions (comme les pommes de terre ou les oignons).

Les mesures de restrictions générales déjà en vigueur qui intéressent principalement les particuliers et les collectivités sont maintenues en place sur l’ensemble du département. Elles ont pour objectif essentiel de garantir l’alimentation en eau potable des populations et de préserver le débit des cours d’eau. Ces mesures de restriction doivent également appeler l’attention de chaque usager, y compris les plus faibles consommateurs, sur la rareté de l’eau et inciter les plus importants à s’engager dans des démarches d’économie.

Ces mesures sont susceptibles d’évoluer en cas d’aggravation de la sécheresse.  

Communiqué de la prefecture de Côte d’Or 

Source à l’adresse K6FM, la radio 100% Côte d’Or