L’arrêté anti glyphosate à Dijon contesté par la préfecture

L’arrêté anti-glyphosate que j’ai décidé de prendre en mars 2019 sur le territoire communal de la ville de Dijon est à son tour contesté par la Préfecture devant le tribunal administratif.

Pour autant, comme de nombreux maires de France, j’estime qu’un maire a la responsabilité et le devoir d’agir lorsque la santé des habitants et la biodiversité peuvent être menacées dans sa commune. Je salue la position de l’Association des maires de France dont le secrétaire général considère « que l’utilisation de ces types de produits représente un véritable danger pour la santé de nos concitoyens ».

Je note avec satisfaction que le Président de la République lui-même a exprimé publiquement sa volonté de se mobiliser pour changer la loi. Il a affirmé soutenir « dans ses intentions » le maire de la commune de Langouët dont l’arrêté a été annulé par le tribunal administratif.

Je pense effectivement que la législation a du retard sur ce sujet, les parlementaires auraient tort de le sous-estimer. Les maires qui prennent ce type d’arrêté ont la volonté de protéger les habitants de leurs communes et, par ces actes, de faire avancer les choses. L’actualité internationale en témoigne chaque jour, notre planète est en danger, les générations futures sont en danger si rien ne bouge.

Si j’entends la nécessité pour l’Etat de faire respecter les lois de notre pays, je saurai prendre mes responsabilités et défendrai avec force et vigueur l’intérêt de ma commune et des Dijonnais. Le droit doit évoluer et j’ai la conviction qu’il évoluera. Mais l’urgence est de faire. Pour ma part, comme dirait Guillaume d’Orange : « Je maintiendrai… »

Communiqué de François Rebsamen 

Source à l’adresse K6FM, la radio 100% Côte d’Or