Covid-19 : l’Institut Pasteur abandonne un projet de vaccin

Les premiers essais n’étant pas concluants, l’Institut Pasteur a décidé de mettre un terme à l’un de ses projets de vaccin contre le Covid-19, aux résultats moins efficaces qu’escompté. Le vaccin utilisait comme base le vaccin contre la rougeole.

L’Institut Pasteur a mis un terme, le 25 janvier, au développement «d’un de ses candidats vaccins» contre le Covid-19. Les premiers essais sur ce vaccin développé en partenariat avec le groupe Merck (MSD) ont en effet montré qu’il était moins efficace qu’espéré. Dans son communiqué, le groupe pharmaceutique américain Merck explique mettre fin au développement des deux vaccins sur lesquels il travaillait, disant vouloir privilégier la recherche sur des traitements de la maladie.

Et l’Institut Pasteur de préciser : «Le candidat vaccin a été bien toléré, mais les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d’une infection naturelle ainsi qu’à celles observées avec les vaccins autorisés contre le SARS-CoV-2/Covid-19.»

Le vaccin de Pasteur utilisait comme base le vaccin contre la rougeole, adapté pour combattre le Covid-19. Les essais de phase 1 (le premier stade des essais sur l’humain) avaient commencé en août dernier.

D’autres travaux en cours

Pasteur a précisé qu’il poursuivait ses travaux sur d’autres projets de vaccin contre le Covid-19, à un stade toutefois préliminaire. «Le premier, administrable par voie nasale, est développé avec la société de biotechnologie TheraVectys, issue de l’Institut Pasteur et spécialisée dans la mise au point de vaccins. Le second est un candidat vaccin à ADN», a indiqué Pasteur. Ces deux projets «sont aujourd’hui en phase préclinique», c’est-à-dire qu’aucun essai n’a encore été mené sur des humains.

En outre, cet arrêt «ne remet pas non plus en cause la poursuite des autres projets de recherche vaccinale menés en partenariat avec Themis/Merck-MSD», basés sur le vaccin contre la rougeole, précise Pasteur. Selon l’institut, des recherches sont en cours pour utiliser cette technologie contre d’autres maladies infectieuses (fièvre de Lassa, chikungunya).

Source à l’adresse RT France