Washington et Londres appellent à la libération «immédiate et sans conditions» de Navalny

Washington et Londres appellent à la libération «immédiate et sans conditions» de Navalny

Le Royaume-Uni appelle à la «libération immédiate et sans conditions» d’Alexeï Navalny, après que la justice russe a révoqué le sursis d’une précédente condamnation de l’opposant russe dans une affaire de détournement de fonds.

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  • Après l’annonce de la décision de justice, l’organisation d’Alexeï Navalny, le Fonds de lutte contre la corruption, a appelé à une manifestation immédiate place du Manège, près du Kremlin. 

  • Washington a également appelé la Russie à libérer Alexeï Navalny «immédiatement et sans conditions».

  • «Le Royaume-Uni appelle à la libération immédiate et sans conditions d’Alexeï Navalny et de tous les manifestants pacifiques et journalistes arrêtés ces deux dernières semaines», a déclaré le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab dans un communiqué.

    Le membre du gouvernement britannique a qualifié la décision de la justice russe de «perverse» et jugé qu’elle montrait que le pays ne remplissait pas les «engagements les plus élémentaires attendus de la part de tout membre responsable de la communauté internationale».

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La justice russe a révoqué ce 2 février le sursis de la peine de trois ans et demi de prison prononcée en 2014 contre Alexeï Navalny, dans une affaire de détournement de fonds. L’opposant russe comparaissait devant un tribunal de Moscou, où il était jugé pour avoir violé à de multiples reprises en 2020 le contrôle judiciaire exigé par cette peine avec sursis. 

La juge Natalia Repnikova a indiqué qu’il devrait purger trois ans et demi de prison de sa peine prononcée en 2014, moins les mois qu’il avait passés assigné à résidence cette année-là, soit environ deux ans et demi. Alexeï Navalny peut encore faire appel.

L’opposant russe, interpellé puis incarcéré pour 30 jours lors de son retour en Russie le 17 janvier, ne s’était pas présenté à l’enregistrement auprès de l’inspection pénitentiaire à au moins six reprises au cours de l’année 2020 : le 13 janvier, le 27 janvier, le 3 février, le 16 mars, le 6 juillet et le 17 août.

Fin août, Alexeï Navalny avait été transféré dans le coma en Allemagne après avoir été victime d’un malaise en Russie. Il accuse le Kremlin d’avoir tenté de l’empoisonner (une version également défendue par plusieurs gouvernements, dont ceux de la France, des Etats-Unis et de l’Allemagne), ce que réfute Moscou. Il était sorti de l’hôpital sans séquelles.

Source à l’adresse RT France

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