«Effrayant» : l’appel de Macron à déconstruire l’histoire de France fait bondir la droite

Après que le président français a déclaré qu’il fallait «d’une certaine manière déconstruire notre propre histoire» dans un entretien sur la question du racisme et du passé colonial, de nombreuses réactions se sont fait entendre, notamment à droite.

La déclaration d’Emmanuel Macron lors d’un entretien avec la chaîne américain CBS, expliquant qu’il fallait «d’une certaine manière déconstruire notre propre histoire», a suscité de vives réactions surtout à droite. 

Le chef de l’Etat avait notamment affirmé que la France comme les Etats-Unis avaient en commun de devoir faire face à la «question de la race, qui est au cœur même de notre société et qui crée beaucoup de tensions quand des gens sont fondamentalement victimes de discrimination».  

«Emmanuel Macron a décidé de déconstruire notre histoire»

Sur Twitter, les réactions épidermiques ont alors soudainement apparu. C’est «inacceptable», s’est indigné Eric Ciotti. «Pour Macron, la France souffre de racisme lié à son passé colonial et [il] défend un projet de déconstruction de notre histoire. Un Président ne devrait pas dire ça. Son discours nourrit le discours indigéniste et racialiste», a estimé le député Les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes.

«Incapable de construire un bilan, Emmanuel Macron a décidé de déconstruire notre histoire ! Fermons cette petite parenthèse politique en 2022», a pour sa part fustigé la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen.

«C’est dans des médias étrangers qu’Emmanuel Macron dévoile le mieux son vrai visage», a abondé Jordan Bardella. «Ce liquidateur à la tête de l’Etat souhaite “déconstruire” l’histoire de France ? Nous devons au contraire l’enseigner, la transmettre, la célébrer. C’est la condition de l’unité nationale !» a plaidé le vice-président du RN.

«Je veux déconstruire la France, dit-il dans un anglais de maître d’hôtel. Pour définitivement la défigurer dans le bain d’acide du marigot mondialiste ?», a questionné le journaliste André Bercoff sur son compte Twitter.

«Trop c’est trop !! De tels propos sont effrayants dans la bouche d’un président de la République. Pour bâtir un présent et un futur, nous devons au contraire nous en inspirer en l’assumant avec ses heure sombres et ses lumières», a estimé Alain Cadec, sénateur (LR) des Côtes d’Armor.

«Macron dit vouloir “déconstruire notre histoire”. Sans surprise de la part de quelqu’un qui passe son temps à déconstruire, détruire méthodiquement la France ! Ces gens-là détestent la France, le peuple français doit leur montrer la sortie !» a déclaré le président des Patriotes Florian Philippot.

«Un président qui veut “déconstruire l’histoire de France”. Il est vraiment temps de mettre fin à la mascarade Macron qui reprend les thématiques woke américaines», a écrit le président de Génération Frexit Charles-Henri Gallois

«Macron, sur un média américain, dit son intention de “déconstruire notre histoire” pour satisfaire les minorités. Exactement dans le même temps, dans le Figaro, il se défend de toute repentance déplacée. Notre président ne souffrirait-il pas de schizophrénie?», note pour sa part Philippe Olivier, député français au Parlement européen pour le groupe Identité et Démocratie.

Dans une vidéo, Rafik Smati, président du parti Objectif France, a jugé que «le rôle d’un président de la République n’est pas de déconstruire l’Histoire mais de faire l’Histoire[…] ce n’est pas de mettre de l’huile sur le feu, d’attiser les plaies, de monter les Français les uns contre les autres […] mais d’unir tous les Français quelles que soient leurs origines autour d’une grande aventure collective autour d’un récit élevé et fédérateur qui permettent de gommer tous les antagonismes».

Emmanuel Macron a déclaré au cours d’un entretien diffusé par la chaîne américaine CBS le 18 avril que la France devait «d’une certaine manière déconstruire [sa] propre histoire».

Interrogé sur l’une de ses précédentes déclarations à propos des différences entre son pays et les Etats-Unis concernant les questions ethniques, le chef de l’Etat a expliqué qu’en dépit d’un passé différent, les deux nations avaient en commun de devoir faire face à la «question de la race, qui est au cœur même de notre société et qui crée beaucoup de tensions quand des gens sont fondamentalement victimes de discrimination».  

Source à l’adresse RT France