« Des sous, des sous, crient Draghi et Macron en cœur !! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Il est des informations, qu’il est toujours cruel mais important, de mettre en relation et en lien ce que je vais m’amuser à faire aujourd’hui.

Allemagne : la Cour constitutionnelle dit oui au plan de relance européen

C’est le titre de cette dépêche de l’AFP (source euronews ici) qui explique par le menu dans un beau communiqué de victoire européiste que la Cour constitutionnelle dit oui au plan de relance européen..

« Oui mais » aurait été plus juste, puisque la Cour allemande va continuer son examen sur le fonds et explique juste que : « un examen sommaire ne révèle pas une forte probabilité de violation » de la loi fondamentale, explique dans sa décision la plus haute juridiction du pays, qui avait bloqué fin mars le processus de ratification en Allemagne ».

Et l’AFP de préciser dans sa dépêche que « elle poursuivra son examen sur le fond mais rejette la demande de suspension en urgence, estimant que « les inconvénients » d’un retard de ratification l’emportent sur toute autre considération ».

« Un retard de l’entrée en vigueur « compromettrait l’objectif de politique économique » et « les inconvénients pourraient s’avérer irréversibles » étant donné l’urgence de la relance face à la pandémie de Covid-19, détaillent les magistrats ».

Pour les juges allemands, mieux vaut financer d’abord et réfléchir après.

Ce n’est évidemment pas une mauvaise analyse des choses, car sans plan de relance ou avec un rejet allemand de ce plan, ce serait directement la mise à feu à la poudrière européenne.

Du coup, l’argent va couler à flots, enfin façon de parler !

Du coup, du côté des cigales, on ne cache pas sa joie ni son besoin de sous.

Des sous, on veut des sous, et vite !

Plan de relance de l’UE : Macron et Draghi s’impatientent

Ca c’est le titre d’un article d’Euractiv.fr (source ici) très europhile site s’il en est.

« Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Mario Draghi ont partagé mercredi soir (21 avril), dans un entretien téléphonique, « la même volonté de voir rapidement se conclure la ratification du plan de relance européen », a indiqué l’Élysée.

Ce plan de 750 milliards d’euros n’est ratifié pour l’instant que par 17 pays sur 27, ce qui empêche de débloquer les fonds. Un obstacle a été levé ce mercredi (21 avril) à la ratification de l’Allemagne, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe ayant donné son feu vert en rejetant un recours qui contestait le mécanisme inédit de dette commune.

Ce fonds repose sur un mécanisme sans précédent de dette commune à tous les États membres et une partie de l’argent sera octroyée sous forme de subventions directes (312,5 milliards).

Il doit notamment allouer à la France 40 milliards d’euros – sur 100 milliards du plan français de relance – et 191 milliards à l’Italie, principal bénéficiaire et dont la relance doit être principalement financée par cet apport ».

Des sous.

Nous voulons des sous.

Bon, pour avoir droit à ces sous, il y aura un prix à payer.

Celui de passer sous les fourches caudines de la Commission Européenne et de ses « aimables » camarades commissaires, qui n’ont jamais été élus par qui que ce soit.

« La plupart des pays soumettront leur plan d’ici fin avril. La Commission aura deux mois pour donner son feu vert, puis le Conseil, représentant les Etats membres, disposera d’un mois pour le valider.

Un premier versement était censé arriver en juillet mais la lenteur des ratifications risque d’entraîner des retards de plusieurs mois, selon une source gouvernementale française ».

Et oui, l’Europe est toujours à la traîne.

C’est lent.

C’est inefficace, c’est toujours trop peu, bien trop tard, et toujours anti-démocratique.

Vous remarquerez qu’il n’y a aucun débat en France sur la manière de dépenser l’argent.

Aucun débat sur les réformes imposées par Bruxelles en échange d’un plan d’aide dont nous n’avons strictement pas besoin puisque nous sommes capables tout seuls de faire les déficits budgétaires que nous souhaitons !!!

Nous avons déjà dépensé plus de 420 milliards d’euros.

Alors pourquoi, attendre les pauvres 40 milliards de l’Europe qui exigera de nous des contreparties ?

Un débat national serait sacrément éclairant sur la réalité européenne.

Une réalité profondément anti-démocratique.

Il faut combattre politiquement cette Europe de Bruxelles.

Sans relâche.

Sans cesse.

Vous n’aurez pas de débat.

Parce que la vérité c’est que ces aides seront conditionnées à des politiques économiques qui vont aller à l’encontre des intérêts de notre population unie aussi bien dans sa diversité… que dans la pauvreté imposée par Bruxelles.

Charles SANNAT

Restez à l’écoute.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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