Le Marathon des Grands Crus décrypté par un spécialiste

Il connait le parcours par cœur pour s’y entraîner toute l’année. Basé à Chenôve, le marathonien Paul Lalire décrypte l’alléchant Marathon des Grands Crus du 3 octobre. Au départ de Dijon, coureurs et rollers vont se faire plaisir !

Paul nous nargue un peu. Le natif de Chenôve, toujours licencié à l’Athletic Club, est installé dans le Var depuis novembre. Sous le soleil de Saint-Raphaël, il entraîne le pôle Espoirs de Boulouris. Paul Lalire, c’est un palmarès long comme le bras, forgé à la sueur de son front depuis quasi 20 ans. En 2016, il fut notamment champion de France du marathon. Ça tombe bien : évoquons avec lui le prochain Marathon des Grands Crus. À l’origine, AM Sports, le club organisateur, voulait proposer un nouveau circuit pour le traditionnel Roller Marathon de Dijon. La métamorphose s’est opérée en 2019 avec, grande nouveauté, la greffe d’une épreuve de course à pied. Une première édition « test » de l’épreuve running a déjà réuni quelques centaines d’adeptes… De quoi promettre  un beau marathon le 3 octobre 2021 : 42 km aller-retour entre Dijon et le château du Clos de Vougeot (ou moins, pour ceux qui le veulent). 

Fan du marathon

« Après avoir essayé la piste et les courses sur route, je me suis spécialisé dans le marathon. Mon record personnel ? 2h 17’ 45″. La discipline demande une préparation atypique. Au départ, le 42 km était réservé aux coureurs aguerris. Avec le développement du running, la distance s’est démocratisée. Quand on voit les 40 000 coureurs au départ de Paris, on comprend. C’est un défi à tous les niveaux, entre ceux en quête d’une référence et d’autres qui ont la seule ambition de finir. Le marathon permet à tout ce petit monde de se dépasser. »

Côte et vallons

« La partie entre Chenôve et Gevrey est mon terrain d’entraînement. Certains passages sont très exigeants. Ce n’est jamais tout à fait plat, il n’y a jamais un bitume complètement lisse, alors forcément, c’est éprouvant. Les parties les plus difficiles se trouvent autour du Clos Vougeot. À voir comment est dessinée la côte, on se rend bien compte qu’il va y avoir quelques moments difficiles à vivre ! »

Le Clos Vougeot, plus beau spot

« Sans hésiter, le château du Clos Vougeot est le plus beau point de passage. C’est le site le plus emblématique de la Bourgogne du vin. Niveau décor, c’est ici que les coureurs auront les plus belles photos d’eux en plein effort ! (sourires) Courir dans les vignes reste quelque chose de magique. Les feuilles d’automne nous donnent cette fameuse côte dorée, on s’y sent très bien. »

Quand on arrive en ville

« En soi, courir en ville n’est pas compliqué. C’est même plutôt agréable de se retrouver dans des rues ou des boulevards qu’on ne voit jamais, totalement dégagés de circulation. Avoir la ville pour soi ! Si je fais le parallèle avec le Marathon de Paris, imaginez de grandes lignes droites rien qu’à vous ! »

Rendez vous le 3 octobre 2021

Pour un événement exceptionnel, au départ des allées du Parc à Dijon, en direction de la Route des Grands Crus. Sur 10, 21 ou 42 km, l’épreuve mettra aux prises les amoureux de la course à pied, mais elle offrira aussi des épreuves aux passionnés de roller (21 ou 42 km). Cohabitation inédite. Émotions garanties.


> Infos et inscriptions marathondesgrandscrus.com

Source à l’adresse Dijon/Beaune, le mag