Accusé de viol, l’avocat Juan Branco évoque une relation consentie

Une enquête a été ouverte à Paris pour vérifier des allégations de viol portées par une jeune femme contre l’avocat Juan Branco qui décrit, de son côté, une relation consentie.

Une femme a accusé de viol l’avocat Juan Branco qui évoque pour sa part une relation consentie. La femme de 20 ans a déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril après sa rencontre avec Juan Branco, selon Le Parisien

La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre, sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. L’enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ), a précisé une source proche du dossier auprès de l’AFP.

Contacté par l’agence de presse, le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dans une longue publication sur Facebook, l’avocat et essayiste a nié toute relation contrainte. Il raconte sa rencontre avec la jeune femme après des échanges sur le réseau social Instagram.

Après une balade dans Paris, le couple se serait rendu au domicile de l’avocat. Ils auraient regardé un film avant d’avoir une relation sexuelle consentie, selon la version de Juan Branco.

Le lendemain matin, la jeune femme l’aurait «embrassé» avant de partir, assure encore l’avocat. Elle serait revenue le soir «froide et troublée» en lui annonçant qu’elle avait déposé une «main courante» sur les conseils de deux amies.

Dans un communiqué, son avocat Yassine Bouzrou a estimé que la «célérité exceptionnelle dans l’ouverture d’une enquête» par le parquet de Paris «interroge suite à une simple main courante».

A la suite de l’article du Parisien, Juan Branco a transmis à la presse le 30 avril après-midi un message Facebook attribué à la plaignante, non vérifiable dans l’immédiat, qui lui annoncerait qu’elle entendait «retirer» sa main courante «lundi» 3 mai. 

Juan Branco «souhaite être auditionné dans les plus brefs délais afin que le procureur puisse classer sans suite cette procédure», a indiqué son conseil.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron Crépuscule, paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019.

Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlensky dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat macroniste (LREM) à la mairie de Paris. Juan Branco a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans ce dossier. 

Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans ce dossier.

Source à l’adresse RT France