Irak : 18 morts dans des attaques djihadistes

Dans la nuit du 29 au 30 avril, 18 Irakiens, pour la plupart des militaires, ont été tués dans quatre attaques djihadistes dans la banlieue de Bagdad et à la frontière syrienne.

En tout 18 Irakiens, essentiellement des militaires, ont été tués dans la nuit du 29 au 30 avril dans quatre attaques djihadistes, notamment dans la grande ceinture de Bagdad, ont indiqué à l’AFP des sources de sécurité.

«Des djihadistes ont pris d’assaut un convoi de l’armée irakienne dans la soirée [du 29 avril] et tué deux officiers et deux soldats [dans la banlieue agricole de Tarmiya, à 20 km au nord de la capitale]», a rapporté un premier responsable sécuritaire, sous couvert d’anonymat. Lorsque des renforts sont arrivés, ils ont à leur tour essuyé des tirs qui ont mortellement touché «un officier et deux soldats», ainsi qu’un combattant appartenant à un groupe tribal intégré aux forces régulières et «un civil pris dans les échanges de tirs», selon cette même source.

Parallèlement, dans la région d’Alton Kubre au nord de Bagdad, que se disputent le gouvernement fédéral et les Kurdes, «six peshmergas [combattants kurdes] ont été tués lorsque des combattants du groupe Etat islamique (EI) ont attaqué avec des armes légères [leur] position», a expliqué un autre responsable de la sécurité locale à l’AFP, lui aussi sous couvert d’anonymat.

L’EI soupçonné d’être derrière les attaques

Un autre attentat meurtrier a eu lieu dans le désert occidental frontalier de la Syrie, a indiqué un troisième responsable. «Un officier et un soldat ont été tués dans l’explosion d’une bombe lors du passage d’un convoi de l’armée à Akachat», a-t-il dit.

Enfin, dans la province de Diyala, qui borde Bagdad à l’est, un soldat est mort dans l’explosion d’une bombe, tandis que deux autres combattants ont été blessés dans une attaque séparée, selon un autre responsable.

Aucune de ces attaques n’a été revendiquée par l’EI mais leur mode opératoire est devenu caractéristique parmi les djihadistes en Irak depuis que le groupe, qui a perdu le territoire qu’il tenait dans le pays fin 2017, n’opère plus que de nuit, dans des zones reculées et avec des armes légères, visant presque systématiquement les forces de sécurité.

Après les récentes attaques, le président Barham Saleh a de nouveau plaidé le 1er mai pour «renforcer le soutien international pour en finir avec les résidus» de l’EI. 

Source à l’adresse RT France