La police belge de nouveau pointée du doigt pour son intervention lors d’une fête clandestine

Les vidéos de violences commises par la police belge lors de la dispersion d’une fête interdite contre les mesures sanitaires le 1er mai suscitent une forte indignation en Belgique.

Déjà visée par des critiques pour des violences jugées démesurées contre les manifestants lors d’un rassemblement interdit à Bruxelles en avril, la police belge est de nouveau sur la sellette pour sa gestion du deuxième volet de la fête contre les mesures sanitaires le 1er mai

Organisé au bois de la Cambre, la fête a réuni selon les autorités entre 1 000 et 2 000 personne avant d’être dispersée à grands coups de canon à eau et de gaz lacrymogène. Environ quinze personnes ont été blessées, dont une par un tir de canon à eau, ainsi que treize policiers, comme le rapporte le quotidien Le Soir. Plusieurs images d’abus policiers supposés ont été diffusées sur les réseaux sociaux et ont rencontré une forte audience, bien que les circonstances de ces actes ne soient pas clairement établies à ce stade. 

Sur l’une de ces vidéos, on voit un homme lever les bras avant d’être aspergé de gaz lacrymogène, attaqué par un chien de la police, plaqué au sol et enfin frappé à terre alors qu’il essayait de se redresser. Selon RTL Belgique, cette scène s’est déroulée à «Uccle, au croisement entre la chaussée de Waterloo et l’avenue de la Clairière».

La chaîne télévisée belge suggère cependant que l’homme tenait dans sa main avant son interpellation un objet qui pourrait être un marteau, sans certitude à ce stade. «On regarde cela en interne pour voir dans quel contexte les faits se sont déroulés», a déclaré une porte-parole de la police, Ilse Van De Keere, interrogée par la télévision. 

Interrogée sur une autre vidéo où on voit des policiers frapper et asperger de gaz lacrymogène de jeunes gens sans que ceux-ci ne semblent commettre de violences (physiques du moins), la policière a expliqué qu’il «faut tout voir dans le contexte». «Il y a parfois des images qui circulent qui donnent une partie de l’intervention», a-t-elle ajouté, assurant que les images étaient examinées «en interne».

Scandant «liberté !», les fêtards avaient exprimé leur exaspération après plus d’un an de restrictions liées à la crise sanitaire. Ils s’étaient rassemblés malgré les menaces des autorités, de la police et de la justice ayant fait savoir que les participants s’exposaient à des poursuites. La page Facebook de l’événement avait été supprimée sur demande des autorités. 

Il y a eu 132 interpellations, selon un bilan fourni par les autorités le 2 mai. Le bourgmestre socialiste de Bruxelles a dit regretter les débordements alors même qu’une dizaine d’autres rassemblements ont eu lieu dans la capitale belge à l’occasion de la fête des travailleurs ce jour-là.  

Source à l’adresse RT France