Le Conseil d’Etat confirme la dissolution de Génération identitaire

Dans un communiqué, le Conseil d’Etat estime que l’association Génération identitaire «propage des idées qui justifient ou encouragent la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane».

Dans un communiqué publié le 3 mai, le Conseil d’Etat a confirmé la dissolution de Génération identitaire (GI). L’association anti-immigration avait contesté le 30 avril devant la haute juridiction sa dissolution décrétée en mars par le gouvernement, rejetant l’idée qu’elle incitait à la haine en liant systématiquement immigration et insécurité.

L’annonce de sa dissolution par les autorités françaises avait suscité les protestations de plusieurs personnalités politiques, dont Jean Messiha, Florian Philippot, ou encore Jean-Frédéric Poisson, qui s’étaient rendus à une manifestation de soutien. Le philosophe Michel Onfray était lui aussi monté au créneau contre la dissolution du groupe.

Mais pour le Conseil d’Etat, le motif de sa dissolution est fondé : «Le juge des référés observe que sous couvert de contribuer au débat public sur l’immigration et de lutter contre le terrorisme islamiste, l’association propage des idées qui justifient ou encouragent la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane», précise le texte. 

Le communiqué a notamment été relayé sur Twitter par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui était à l’origine du lancement de la procédure de dissolution. 

Lors de l’audience en référé, l’avocat de GI, Me Pierre Robillot, avait estimé que l’association ne faisait qu’«interpeller» sur des questions d’actualité, dans la lignée des débats publics sur ces sujets. «Pour Génération identitaire, tout immigré est une personne violente en puissance et susceptible de passer à l’acte. Il y a un lien automatique entre violence, immigration et insécurité», avait au contraire plaidé Pascale Léglise, la directrice adjointe des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, lors de l’audience

Créée en 2012, cette association loi 1901, dont le nombre de militants et sympathisants est estimé par les spécialistes à 800, s’est fait connaître en occupant le chantier d’une mosquée en construction à Poitiers. Elle avait alors déployé une banderole évoquant «732», soit l’année où «Charles Martel a battu les Arabes à Poitiers».

Source à l’adresse RT France