Marseille : épuisés par la pandémie, les soignants réclament de meilleures conditions de travail

A l’appel de la CGT, des soignants en réanimation ont pris part à une grève nationale. Des cortèges ont défilé à Paris, Marseille, Vannes, Strasbourg ou Bordeaux pour exiger de meilleures conditions de travail.

Ce 11 mai, l’appel à la grève dans les services hospitaliers de réanimation lancé par la CGT (Confédération générale du travail) a trouvé un écho dans de nombreuses villes françaises comme à Paris, Marseille, Rennes, Limoges, Strasbourg, Bordeaux ou encore à La Réunion. Contactée par l’AFP, la CGT-Santé dit avoir recensé 70 préavis de grève locaux avec au total 110 services de réanimation ayant répondu à son appel national à la grève.

Le 4 mai, la CGT-Santé avait déposé un préavis de grève national dans les services prenant en charge les soins intensifs pour le 11 mai, date déjà fixée dans plusieurs hôpitaux où les soignants réclament notamment des hausses de salaires et d’effectifs. Cette mobilisation était aussi soutenue par les syndicats Sud, FO (Force ouvrière) et CFDT (Confédération française démocratique du travail) et concernait plus particulièrement «les personnels des services de réanimation et de soins intensifs».

Parmi les nombreuses revendications du mouvement, l’attribution d’une nouvelle prime (nouvelle bonification indiciaire), l’augmentation des ratios personnels-patients, l’arrêt de toutes les fermetures de lits, de services, d’établissements et d’hôpitaux ou l’augmentation immédiate des retraites de 300 euros.

A Marseille, environ 200 soignants des services de réanimation ont manifesté en fin de matinée entre la porte d’Aix et le siège de l’Agence régionale de santé (ARS). 

Interrogée au micro de RT France, Ségolène, infirmière à l’hôpital Sainte Musse de Toulon, a déclaré : «Ce que l’on veut faire valoir, c’est notre spécificité et faire comprendre à la population que ce n’est pas seulement pendant une crise Covid que l’on a des soins spécifiques […]. On prodigue ce genre de soins à tous les patients. C’est toute l’année, c’est notre quotidien, et ça demande des compétences et des connaissances qui sont pointues et qui sont poussées».

A Bordeaux, environ 80 manifestants se sont rassemblés devant les locaux de l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, qui avait baissé son rideau de fer pour l’occasion, a constaté un journaliste de l’AFP. La foule était composée en majorité de personnels soignants vêtus de blouses bleues et portant dans le dos des slogans explicites comme «patients intubés, soignants entubés».

Source à l’adresse RT France