Le Gilet jaune Frédéric Vuillaume relaxé après avoir été accusé de «délit d’attroupement»

Cet homme originaire de Besançon fait l’objet depuis deux ans de nombreuses procédures liées à son activité dans le mouvement Gilets jaunes. Il était cette fois accusé de «délit d’attroupement», mais le tribunal de Dijon a décidé de le relaxer.

Ce 20 mai, le Gilet jaune Frédéric Vuillaume a été relaxé par le tribunal de Dijon à l’issue d’une procédure l’accusant de «délit d’attroupement». Depuis deux ans, ce militant syndical Force Ouvrière de Besançon a effectué sept gardes à vue, toutes liées à son implication dans le mouvement des Gilets jaunes, comme le rappelle France 3 Bourgogne France-Comté.

Cette fois, il comparaissait devant le tribunal pour sa participation à une manifestation pour la liberté d’expression et le retrait de la loi Sécurité globale et risquait jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende.  Le 5 décembre, à Dijon, il a été arrêté par la police alors qu’il quittait le rassemblement et passé 44 heures en garde à vue en étant accusé d’avoir commis un «délit d’attroupement». 

Une procédure que ce père de famille de 49 ans commente en ces termes auprès de nos confrères de la chaîne régionale : «Ce procès est totalement abusif. Je ne comprends pas pourquoi il a lieu. J’étais très surpris au moment de mon arrestation. Je cherchais mon chemin pour la place de la République. Il n’y avait eu aucun problème pendant la manifestation. Les policiers m’ont répondu et m’ont indiqué le chemin, et ensuite ils sont venus à six sur moi. Ils m’ont pris par les bras, les jambes et ils m’ont collé par terre… Ils m’ont crié “Taser !”. Je n’ai rien compris. Ils m’ont dit : “vous vous faites trop remarquer”. Je ne savais pas que c’était une raison d’arrestation. J’ai eu beaucoup de pression en garde à vue également.»

Une soixante de personnes ont manifesté dès 8h devant le tribunal pour soutenir Frédéric Vuillaume, selon France 3. 

L’ONG Amnesty international était représentée parmi les manifestants.

Le 10 mai, Amnesty International avait publié sur son site un texte dénonçant l’acharnement judiciaire dont serait victime Frédéric Vuillaume. «Sa participation pacifique au mouvement a donné lieu à de nombreuses gardes à vue, arrestations, amendes et poursuites en justice. Son histoire est emblématique du harcèlement dont certains manifestants pacifiques peuvent faire l’objet en France», estime l’association. 

Un peu avant 10h, le tribunal décidait de relaxer Frédéric Vuillaume. Celui-ci portait autour du cou une pancarte sur laquelle il était écrit «manifester est un droit fondamental».

Source à l’adresse RT France