Paris : nouvelle manifestation en soutien au peuple palestinien, place de la République

Des manifestants se rassemblent pour afficher leur solidarité avec la cause palestinienne, alors qu’un cessez-le-feu a récemment été conclu au Proche-Orient. La manifestation a été limitée à un rassemblement statique par les autorités.

A l’appel de l’association France Palestine solidarité, une manifestation de soutien au peuple palestinien a lieu ce 22 mai à Paris, tandis qu’un cessez-le-feu est entré en vigueur au Proche-Orient.

Le rassemblement, qui débute à 15h place de la République, a été limité à une manifestation statique par la préfecture de police, évoquant des «risques de troubles à l’ordre public».

Un immense drapeau palestinien y a été déployé en début d’après-midi.

La cause palestinienne «stigmatisée» par les autorités françaises ?

Interrogé par RT France, Taoufiq Tahani, président d’honneur de l’association organisatrice, déplore la limitation imposée par les autorités : «Dans toutes les capitales européennes, dans le monde entier et dans certaines villes israéliennes également, les manifestations de solidarité avec la Palestine sont autorisées. Mais pas ici à Paris. C’est une honte pour la France. La France n’autorise pas la solidarité avec la Palestine.»

Le 15 mai, des violences avaient émaillé un rassemblement similaire, qui avait été interdit en amont par les autorités, «conformément à la demande du ministre de l’Intérieur» Gérald Darmanin, pour les mêmes raisons.

Cette annonce avait suscité l’indignation, non seulement des militants pro-palestiniens, mais également de certains politiques, notamment à gauche. Jean-Luc Mélenchon avait par exemple estimé que la France était le «seul pays au monde où sont interdites toutes les manifestations de soutien aux Palestiniens» et y avait vu une volonté délibérée des autorités de «provoquer des incidents et [de] pouvoir stigmatiser cette cause».

Ces dernières semaines, des manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu dans plusieurs villes du monde, mais également d’Europe, en réaction aux affrontements entre l’armée israélienne et le Hamas. 

Depuis le 10 mai, date de reprise de ces affrontements, 248 Palestiniens, dont 66 enfants, ont perdu la vie dans des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, selon les autorités locales. 12 Israéliens, dont un enfant, sont morts en raison des milliers de tirs de roquettes émanant de l’enclave palestinienne, et dont la majorité ont été interceptées par le système de défense antiaérienne israélien «Dôme de fer».

La menace d’expulsion de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est (secteur occupé illégalement par l’Etat hébreu) au profit de colons juifs s’est traduite par un pic de tensions il y a quelques semaines, avant de virer à l’affrontement entre Palestiniens et Israéliens sur l’esplanade des Mosquées, puis en reprise du conflit Hamas-Israël. Des violences ont également éclaté dans des villes israéliennes mixtes arabes et juives telles que Lod.

Source à l’adresse RT France