La Croatie choisit le Rafale français pour moderniser ses forces aériennes

La Croatie a annoncé avoir choisi le Rafale français pour moderniser ses forces armées. Cette commande de près d’un milliard d’euros «illustre le renforcement des liens stratégiques entre la France et la Croatie», pour la ministre Florence Parly.

Douze avions de chasse Rafale d’occasion étaient en compétition avec des F-16 américains neufs, des F-16 d’occasion israéliens et des Gripen suédois neufs pour acquérir le marché croate. La Croatie a finalement annoncé le 28 mai avoir choisi l’option française. 

Il s’agit de la plus importante commande d’armement depuis la guerre d’indépendance de l’ancienne République yougoslave dans les années 1990.

Le contrat doit être signé cette année et les six premiers appareils de Dassault Aviation sont attendus en Croatie en 2024, selon les médias croates. La décision de Zagreb «illustre le renforcement des liens stratégiques entre la France et la Croatie», s’est félicitée la ministre française des Armées Florence Parly. «Le fait qu’un pays européen choisisse l’offre d’un autre pays européen est un signe fort qui dépasse le symbole», a également estimé Florence Parly dans un communiqué, se réjouissant d’un «choix de souveraineté, résolument européen».

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic a expliqué que l’offre française à 999 millions d’euros était la meilleure pour un chasseur considéré «comme l’un des meilleurs du monde».

«Pour le meilleur prix, la Croatie obtient l’avion le mieux coté et le mieux équipé», a-t-il déclaré en conseil des ministres.

Un contrat qui comprend également la formation des pilotes et les armements de l’appareil

Selon les médias croates, l’accord porte sur les avions, la formation des pilotes et les armements des appareils. Les chasseurs remplaceront des MiG russes.

Le fleuron de l’aéronautique de défense française a longtemps eu du mal à s’exporter mais connaît du succès à l’étranger depuis quelques années, avec des commandes passées par l’Egypte, le Qatar, l’Inde ou la Grèce.

La Croatie a décidé de privilégier pour ce marché un autre pays membre de l’Union européenne, dans laquelle le pays des Balkans est entré en 2013, quatre ans après son adhésion à l’OTAN.

Certains se sont interrogés sur l’opportunité d’acquérir ce type d’équipements onéreux à un moment où le petit pays de 4,2 millions d’habitants, très dépendant du tourisme, a été durement frappé par la pandémie du coronavirus. 

Le ministre croate de la Défense Mario Banozic a rétorqué que le fait de vouloir conserver une aviation moderne ne relevait pas «d’une lubie» ou d’une envie d’avoir «de nouveaux jouets».

«Ces avions sont tout simplement à la base de notre sécurité», avait-il déclaré aux médias, dans des propos rapportés par l’AFP.

Source à l’adresse RT France