Policière attaquée : le profil de l’assaillant présumé fait réagir la classe politique

L’attaque contre une policière municipale perpétrée le 28 mai à la Chapelle-sur-Erdre par un individu visiblement radicalisé avec un problème psychiatrique a logiquement entraîné un flot de réactions dans la classe politique.

Ce 28 mai vers 10h30, à La Chapelle-sur-Erdre, au nord de Nantes, un individu sorti de prison en mars dernier a asséné plusieurs coups de couteau à une policière municipale âgée d’une quarantaine d’années. Son pronostic vital est à l’heure actuelle toujours engagé. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, l’assaillant présumé  – qui est ensuite décédé à la suite d’échanges de tirs dans lesquels deux gendarmes ont été blessés – avait «un profil hybride, radicalisé et malade psychiatrique très lourd».

Le monde politique a rapidement réagi à cette attaque. La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, se demande «comment un individu connu pour radicalisation, connu pour avoir voulu s’en prendre à des policiers, pouvait-il être dehors, libre de nuire ?». «Le gouvernement doit maintenant apporter des réponses à cette situation intolérable», ajoute-t-elle sur Twitter.

Le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan s’interroge également : «Sorti de prison, radicalisé, l’assaillant avait déjà cherché à s’en prendre aux forces de l’ordre. Que faisait-il en liberté ? Quand prendrons-nous la mesure de la guerre que livre l’islamisme sur notre sol ?»

Le chef de file des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, explique que «l’horreur de cette nouvelle agression» devait «conduire à un sursaut national pour protéger ceux qui nous protègent».

Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, constate qu’«un individu fiché pour radicalisation […] n’avait rien à faire en liberté». «Depuis six ans, je le répète : pourquoi attendre toujours un passage à l’acte pour réagir ?», dénonce-t-il.

Le député de La République en marche François de Rugy estime que «plus que jamais, les forces de sécurité doivent être soutenues par des moyens mais aussi des mesures législatives protectrices».

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s’interroge sur le manque de moyens pour les malades psychiatriques : «Comment un malade atteint de schizophrénie a-t-il pu être abandonné sans accompagnement médical ?» «31 000 lits de psychiatrie de moins en 30 ans : voilà le résultat», argue-t-il.

Le député communiste Stéphane Peu a envoyé un message de soutien à la policière «sauvagement poignardée […] ainsi qu’aux gendarmes blessés». «Tout mon soutien aux forces de l’ordre qui sont en première ligne pour nous protéger», complète-t-il sur les réseaux sociaux.

Le député et Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, adresse lui «tout son soutien à la policière municipale».

Source à l’adresse RT France