Six personnes, dont un mineur, mises en examen après l’agression d’un policier dans la Loire

Suite à l’agression d’un policier dans une commune de la Loire dans la nuit du 13 au 14 mai, six personnes, dont un mineur, ont été mises en examen «pour blessures volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique, avec arme et en réunion».

Six jeunes, dont un mineur, ont été mis en examen dans la soirée du 28 mai après que l’un d’eux a gravement blessé un policier en service, en lui lançant une bouteille à la tête à Rive-de-Gier, dans la Loire, dans la nuit du 13 au 14 mai, a-t-on appris auprès du parquet de Saint-Etienne.

Parmi ces derniers, interpellés dans la matinée du 26 mai, un habitant de Saint-Chamond (Loire) âgé de 21 ans, qui a été écroué, et cinq jeunes de Rive-de-Gier, dont un mineur de 17 ans, qui ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils sont tous poursuivis «pour blessures volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique, avec arme et en réunion, ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours». Ces faits sont passibles de dix ans d’emprisonnement. Deux autres jeunes hommes, qui avaient également été arrêtés, ont pour leur part été mis hors de cause.

Plus de 80 policiers, dont ceux de la Brigade de recherche et d’intervention de la police judiciaire et ceux de deux antennes du Raid, avaient été mobilisés pour les interpellations des suspects, réalisées non seulement à Rive-de-Gier et Saint-Chamond mais aussi à Givors (Rhône), sur commission rogatoire d’une juge d’instruction stéphanoise.

Un brigadier-chef de 51 ans placé dans le coma artificiel durant quelques heures

Dans la nuit du 13 au 14 mai, lors d’une intervention d’un équipage de trois policiers pour tapage nocturne, peu après minuit dans un quartier populaire de Rive-de-Gier, la victime, un brigadier-chef de 51 ans du commissariat de Saint-Chamond, avait reçu de la part de l’un des suspects «une bouteille de vodka en verre» sur la tête. Il avait perdu connaissance et s’était écroulé au sol dans une rue de cette ville de l’agglomération stéphanoise. Conduit au CHU de Saint-Etienne pour y être opéré, il avait été placé quelques heures dans un coma artificiel.

Sorti de l’hôpital il y a une semaine, le fonctionnaire, père de deux enfants, bénéficie pour l’instant d’une interruption totale de travail (ITT) de 30 jours mais ne devrait toutefois pas reprendre le travail avant plusieurs mois.

L’enquête n’a pas permis encore de savoir qui précisément a lancé le projectile, a ajouté le parquet le 28 mai au soir.

Source à l’adresse RT France