Carnet noir : la dernière histoire de Raoul du Parc

Ceux qui le connaissaient bien savaient qu’en dehors de ses engagements professionnels ou au service du Châtillonnais, il n’avait pas son pareil pour raconter des histoires. Raoul du Parc vient d’écrire sa dernière. Ouin-Ouin est orphelin.

Il aura eu le temps, il y a tout juste un mois, de faire de « sa » Maison de la Forêt à Essarois (21), pour laquelle il était un président dévoué, la première Maison officielle du Parc national de forêts. C’était pour lui l’aboutissement d’un long engagement au service du Châtillonnais, comme il en a eu d’autres, au sein de la CPME pour ne citer que celui-là.

Raoul était aussi le joyeux complice des bons moments de la vie. Geoffroy Secula, l’actuel président de la CPME 21 nous le rappelle, après avoir appris la disparition de l’ancien dirigeant de Coloradoc : « C’est une triste nouvelle, Raoul était vraiment sympa. C’est lui qui m’a laissé sa place pour rentrer au CA de la CPME. » 

À titre personnel, nous avons partagé avec lui de superbes moments de complicité entre deux volutes de cigare, avec les amis du club Tison d’Or qu’il fréquentait fidèlement, tout comme son frère Jean. Qui ne connaissait pas Raoul ne pouvait pas deviner à quel point il n’avait pas son pareil pour raconter des histoires. Le nom de « Ouin-Ouin », héros récurrent de ses prises de parole hilarantes, résonne encore dans nos têtes et dans nos cœurs.

Un mal sournois et fulgurant s’est emparé de Raoul. Il a eu raison de lui ce vendredi, à l’heure où tout le monde se lève. Raoul avait 72 ans. Nous serons nombreux à l’accompagner pour son grand voyage le mardi 1er juin à 14h30 en l’église Saint-Joseph, rue de Jouvence à Dijon. Pour transmettre aussi tout notre soutien à ses proches.

Source à l’adresse Dijon/Beaune, le mag