La vaccination contre le Covid-19 est désormais ouverte à tous en France

À partir du 31 mai, toute la population est éligible à la vaccination, sans critère d’âge ou de comorbidité. Une accélération de la vaccination qui sera accompagnée de nouvelles livraisons de vaccins contre en mai et en juin.

C’est a fin des critères d’âge ou d’état de santé : à partir du 31 mai, toute la population majeure de France sera éligible à la  vaccination contre le Covid-19, «étape clé» pour éviter un rebond de l’épidémie alors que les restrictions s’allègent peu à peu.

«Je suis totalement convaincu qu’on va voir beaucoup de monde se faire vacciner», a estimé sur LCI Alain Fischer, le «Monsieur vaccin» du gouvernement, qualifiant ce nouvel élargissement de la campagne d’«étape clé» pour protéger la population et «retrouver une vie de plus en plus normale».

Les candidats doivent néanmoins s’armer de patience : les réservations, qui ont démarré le 27 mai, arrivent de manière «progressive» sur les plateformes internet spécialisées (Doctolib, Keldoc, Maiia), selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

Avec «28 millions de personnes adultes éligibles à la vaccination et non vaccinées» pour «en moyenne 500 000 rendez-vous disponibles chaque jour», Doctolib a toutefois prévenu qu’il ne pourrait pas répondre à toutes les demandes au regard du «nombre encore limité de doses de vaccins, notamment Pfizer et Moderna».

De nouvelles livraisons attendues à la fin du printemps

Alors qu’une nouvelle accélération des livraisons est prévue en juin, avec 76,7 millions de doses attendues après 44,5 millions en mai, «il faut aller encore plus vite», a estimé la maire (PS) de Nantes Johanna Rolland sur France 3. Il y a «encore trop de gens» en attente d’un rendez-vous, a-t-elle jugé.

Le nombre de professionnels mobilisés permettrait de «vacciner plus. La question c’est l’approvisionnement», a assuré Johanna Rolland par ailleurs de France urbaine, l’association de référence des métropoles, agglomérations et grandes villes. 

«Sans vaccination massive, l’épidémie pourrait repartir», car «l’arrivée de nouveaux variants plus transmissibles» fait grimper la proportion de la population qui doit être vaccinée «pour empêcher la circulation du virus», prévient aussi dans le JDD Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur.

Une prudence justifiée, selon Alain Fischer, qui observe que «les courbes vont dans le bon sens» mais qu’«on n’est pas tout à fait à l’abri» d’une reprise.

Les indicateurs sanitaires ont continué de s’améliorer le 30 mai, avec 8 541 cas positifs recensés à travers le pays, tandis que 16 775 malades du Covid étaient soignés à l’hôpital, dont 2 993 en services de soins critiques, le chiffre le plus faible depuis fin janvier.

Autre levier pour accélérer la protection collective de la population : la vaccination des adolescents, après le feu vert le 28 mai de l’Agence européenne du médicament (EMA) au Pfizer/BioNtech pour les 12-15 ans. 

La Haute autorité de santé (HAS) doit se prononcer en milieu de semaine pour la France. Si l’ouverture aux 16-18 ans est «une affaire de jours», selon Alain Fischer, pour les 12-15 ans, «le comité d’éthique a été saisi de cette question» et le choix du calendrier (dès l’été ou à la rentrée) «est plus une question pratique de disponibilité de doses et d’organisation», a-t-il ajouté.

Source à l’adresse RT France