« Le concept de bulle n’existe plus dans ce monde économique ! » L’édito de Charles SANNAT

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C’est une très intéressante sortie que vient de nous faire Patrick Artus qui déclare dans cet article du Monde (source ici) que « les politiques monétaires ultra-expansionnistes ont fait disparaître le concept de valeur fondamentale des actifs, et par conséquent le concept de bulle ».

« L’économiste décrypte, dans sa chronique, la différence entre une « bulle financière », c’est-à-dire l’écart entre le prix d’un actif et sa valeur fondamentale, et la hausse des prix causée par le seul accroissement de la masse monétaire.

Quand on commente la hausse très forte des prix de l’immobilier (+ 11 % sur un an aux Etats-Unis malgré la crise), des cours boursiers des sociétés technologiques (hausse de 67 % en un an de l’indice Nasdaq, de 491 % pour l’action Tesla), du prix du bitcoin (+ 710 % en un an), on parle souvent de « bulle ». Mais en réalité, il faut être beaucoup plus précis et distinguer ce qui est effectivement une bulle sur les prix des actifs de ce qui est l’effet de la politique monétaire expansionniste, des taux d’intérêt très bas et de l’excès de liquidité. »

Je vous passe les détails techniques forts pertinents mais techniques et qui ne changent rien à la grande idée de cet article à savoir qu’il n’y a plus de bulles spéculatives dans un monde où les bulles ne sont pas la conséquence de la spéculation MAIS de l’expansion de la masse monétaire.

Cela fait plaisir de voir les choses écrites ainsi, dans le Monde, et par Patrick Artus. Aucun des deux ne vous conseille encore d’acheter de l’or, ou ne vous parle des conséquences ultimes et prévisibles de cette expansion monétaire à savoir l’inflation.

Car, s’il n’y a plus de bulles, c’est parce qu’en réalité nous faisons face à un phénomène qu’Artus ne veut pas pleinement nommer (mais il y vient progressivement) à savoir l’inflation généralisée des actifs financiers (comme les actions ou les obligations) et réels (comme l’immobilier par exemple).

L’indéflation… bascule en inflation. 

Souvenez-vous il y a quelques années je vous parlais de l’indéflation, cette nouvelle situation où nous avions à la fois de l’inflation sur les actifs et de la déflation sur les salaires, le pouvoir d’achat et le prix de certains objets (en raison de la mondialisation et de la production à bas coûts). Tant que l’expansion monétaire n’atteignait pas le porte-monnaie des gens, des ménages, l’inflation ne pouvait être contenue qu’aux actifs.

Je le disais dès 2014. Cette période ne pouvait être que transitoire.

«Oubliez l’inflation ou la déflation. Voici l’Indéflation!»

A un moment donné, l’économie va tomber soit d’un côté soit de l’autre de l’indéflation, à savoir soit du côté de la déflation si les politiques d’austérité à la grecque l’emportent, soit du côté de l’inflation si les politiques monétaires expansionnistes l’emportent.

Or que voit-on depuis la pandémie de 2020 ? L’ouverture en grand des vannes.

On voit l’hélicoptère monnaie.

On voit que l’argent est directement versé dans le porte-monnaie des gens.

Chèques, aides, subventions, crédits, prêts garantis, allocations chômage. En France, comme aux Etats-Unis, jamais les Etats n’avaient autant versé directement aux ménages.

Résultats ?

Nous basculons du côté de l’inflation. C’est une évidence.

Les Etats ont solvabilisé les ménages.

Les capacités de production de suivent pas.

Les prix montent et ce n’est pas fini.

Artus a raison.

« les politiques monétaires ultra-expansionnistes ont fait disparaître le concept de valeur fondamentale des actifs, et par conséquent le concept de bulle »

Il n’y a pas de bulle quand il y a de l’inflation.

Il y a encore moins de bulle quand il y a de l’hyperinflation.

Ce n’est pas le prix des actifs qui monte..

C’est la valeur de la monnaie qui s’effondre.

Plus elle s’effondre vite, plus le prix des actifs montent rapidement.

Ce n’est pas une bulle.

C’est l’effondrement de votre monnaie.

Artus ne l’a pas dit ainsi pour ne pas affoler la ménagère de moins de 50 ans, mais c’est exactement ce qu’implique ses propos.

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Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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