Facebook suspend Donald Trump, qui dénonce une «insulte» à ses 75 millions d’électeurs

Donald Trump a vivement réagi après l’annonce de sa suspension de Facebook pour deux ans. La plateforme a prévenu que les personnalités politiques seraient désormais sanctionnées comme les autres utilisateurs, notamment en cas de désinformation.

Suspendu pour deux ans par Facebook, Donald Trump a dénoncé le 4 juin dans un communiqué une «insulte» à ses «75 millions» d’électeurs qui ont voté pour lui en 2020, ajoutant que le géant des réseaux sociaux «ne devrait pas être autorisé à s’en tirer avec cette censure et ce muselage».

«La décision de Facebook est une insulte aux 75 millions de personnes, plus de nombreuses autres, qui ont voté pour nous lors de l’élection présidentielle frauduleuse de 2020», a ainsi réagi l’ancien président américain, ostracisé par la plupart des grandes plateformes. «A la fin, nous allons gagner. Notre pays ne peut plus supporter ces abus !», a-t-il conclu.

L’ancien président américain ne pourra revenir que quand les «risques pour la sécurité du public auront disparu», a précisé la plateforme, qui l’avait exclu temporairement le 7 janvier dernier pour avoir encouragé ses partisans lors de l’attaque du Capitole à Washington la veille, une décision sans précédent.

Le géant des réseaux sociaux a créé une nouvelle règle sur mesure par rapport aux événements du 6 janvier, avec des sanctions allant d’un mois à deux ans de suspension pour les personnalités publiques en cas de troubles et de violences, d’après un communiqué. Dans ce contexte, les récidivistes pourront être bannis définitivement.

Facebook avait demandé à son tout jeune conseil de surveillance d’évaluer la pertinence de l’exclusion pour une durée indéfinie de Donald Trump, mais l’instance avait renvoyé la balle dans son camp début mai.

Le conseil avait surtout appelé le réseau à clarifier ses règles «arbitraires» : «Les mêmes règles devraient s’appliquer à tous les utilisateurs», avaient insisté ses membres internationaux et indépendants.

Dont acte : Facebook vient de mettre fin à l’immunité très controversée dont bénéficiaient les élus et candidats qui enfreignent ses règles, au nom de «l’intérêt du public à s’informer».

«Quand nous évaluons des contenus en termes d’importance pour l’information, nous ne traiterons pas les propos des politiques différemment de ceux des autres», a fait savoir le groupe californien.

Source à l’adresse RT France