Diminution significative du nombre de personnes dépressives en France avec la levée des restrictions

A la mi-mai, pour la première fois depuis l’automne, l’agence nationale de santé publique a observé une diminution de la proportion de la population souffrant d’états dépressifs. Le phénomène coïncide avec l’allègement des restrictions sanitaires.

Selon des chiffres fournis le 4 juin par Santé publique France, 19% des personnes interrogées déclaraient un état dépressif dans le cadre de l’enquête réalisée entre le 17 et le 19 mai par l’agence sanitaire, contre 22% lors de la vague précédente de cette étude, effectuée du 21 au 23 avril, période de strictes mesures de restriction (limitation des déplacements, fermeture d’établissements scolaires et de commerces…).

Cette baisse intervient simultanément à une étape de levée de ces restrictions, lancée le 19 mai, avec la réouverture de tous les commerces, des établissements culturels et des terrasses des cafés et restaurants.

«Cela reste supérieur à ce qu’on observait avant l’épidémie», a toutefois souligné l’agence nationale de santé publique.

La proportion de Français évoquant des états dépressifs, qui oscillait autour de 19% pendant le premier confinement, était retombée à moins de 11% pendant l’été 2020 avant de remonter à partir d’octobre et d’atteindre un niveau record de 22,7% en février.

Ces troubles sont mesurés à l’aide d’un questionnaire standardisé de 14 questions, couramment utilisé pour dépister les troubles anxieux et dépressifs.

«La santé mentale des personnes interrogées reste cependant dégradée sans évolution significative sur les autres indicateurs (satisfaction de vie, états anxieux, problèmes de sommeil et pensées suicidaires)», a précisé l’agence sanitaire.

80% des répondants se déclarent ainsi actuellement satisfaits de leur vie (soit 5 points de moins par rapport au niveau hors épidémie), 21% souffrent d’un état anxieux (+6 points), 64% évoquent des problèmes de sommeil au cours des huit derniers jours (+14 points) et 8,5% ont eu des pensées suicidaires au cours de l’année (+4 points).

Les personnes connaissant une situation financière très difficile, les étudiants et les femmes font partie des profils de population présentant une santé mentale particulièrement dégradée.

Dans cette enquête menée régulièrement depuis le début de l’épidémie, l’agence met aussi en évidence une baisse continue de la part de la population hostile à la vaccination contre le Covid-19.

«La proportion de participants déclarant ne pas avoir l’intention de se faire vacciner diminuait ainsi de 31% [fin avril] à 24% [mi-mai]», rapporte l’AFP.

Cette évolution de l’adhésion à la vaccination touche toutes les classes d’âge, alors que la moitié de la population adulte a désormais reçu au moins une dose de vaccin. 

En revanche, «seuls 47% de parents d’enfants interrogés auraient l’intention de faire vacciner leurs enfants si un vaccin était disponible», a relevé l’agence nationale de santé publique.

Source à l’adresse RT France