Ahmed Moualek condamné à 5 ans de prison ferme pour apologie d’un acte terroriste et menace de mort

L’activiste Ahmed Moualek, ancien candidat aux élections européennes auprès de Dieudonné, a été condamné à 5 ans de prison ferme pour apologie de crime et menace de mort. L’une des peines les plus sévères prononcées en France pour ce type de délits.

Le polémiste et militant antisémite Ahmed Moualek a été condamné le 3 juin à une peine de prison ferme de 5 ans par le tribunal de Cusset près de Vichy pour «apologie publique d’un acte terroriste, provocation publique à la haine, menace de mort en raison de la race ou religion, provocation au crime et apologie de crime». Il s’agit d’une des peines les plus sévères de ces dernières années prononcées en France pour ce type de délits, rapporte le site Times of Israël.

Ahmed Moualek avait publié 17 vidéos, dont une où il appelait «au meurtre des juifs» en ciblant diverses personnalités publiques. L’activiste avait notamment ciblé la journaliste Ruth Elkrief, l’essayiste Gilles William Golnadel, l’avocat Alain Jakubowitz, la chroniqueuse sur CNews Élisabeth Lévy ou encore l’Organisation juive européenne et le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

L’activiste âgé de 53 ans avait également publié une vidéo en 2019 à l’occasion de l’anniversaire du meurtre en 2015 de quatre citoyens français juifs par un terroriste djihadiste dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris. Dans cette vidéo, Ahmed Moualek évoquait les «sales juifs» et disait : «Tu peux pas savoir comme ça fait plaisir que la Shoah ait existé, mais je regrette que t’étais pas dans le train.» La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) avait immédiatement saisi la justice au côté de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France).

Ancien candidat aux élections européennes sur la liste antisioniste de Dieudonné, Alain Soral, Yahia Gouasmi ou encore Thierry Meyssan, l’activiste avait également fondé avec Dieudonné et Soral en 2006 l’association La Banlieue pour s’exprimer «contre la puissance du lobby juif» et faisait partie des fondateurs du parti antisioniste. En plus d’une peine de 5 ans de prison ferme requise par le tribunal, l’homme est frappé d’inéligibilité pour 10 ans et de 5 000 euros d’amende.

Source à l’adresse RT France