Libye : deux morts dans un attentat revendiqué par Daesh

Le groupe terroriste Daesh a revendiqué un attentat faisant deux morts et plusieurs blessés dans la ville de Sebha en Libye. Toujours en transition politique, le pays prépare un double scrutin législatif et présidentiel prévu en décembre.

Le groupe djihadiste Daesh a revendiqué le 7 juin une explosion à la voiture piégée survenue la veille sur un point de contrôle de la ville libyenne de Sebha (à 750 kilomètres au sud de la capitale Tripoli) qui a entraîné la mort de deux agents des forces de l’ordre. Cinq autres ont été blessés selon des sources sécuritaires contactées par l’AFP.

Dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq, Daesh a revendiqué cette attaque menée par un de ses «chevaliers» contre un «poste de contrôle de la milice» du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen et chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL). L’organisation terroriste avançait un bilan de quatre morts.

Le chef du gouvernement libyen de transition, Abdel Hamid Dbeibah, a condamné le 6 juin un «acte terroriste lâche» et présenté ses condoléances aux familles des deux «martyrs». Cette attaque est la première menée par Daesh dans le pays depuis plus d’un an, rappelle le SITE Intelligence Group, organisme spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes.

Un double scrutin législatif et présidentiel prévu en décembre

Cet attentat intervient alors que la Libye est engagée dans un processus politique parrainé par l’ONU ayant permis l’installation, en mars, d’un gouvernement de transition dirigé par Abdel Hamid Dbeibah chargé de réunifier le pays et de préparer un double scrutin législatif et présidentiel prévu en décembre.

Depuis l’intervention de l’Otan en 2011 qui a abouti à la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est plongée dans un chaos marqué par l’existence de pouvoirs rivaux, par des violences sanglantes et par la présence de milices, de combattants étrangers et de groupes djihadistes.

La transition politique libyenne s’est accompagnée d’une désintégration de l’appareil sécuritaire, favorisant l’arrivée dans le pays d’Afrique du Nord de groupes djihadistes, au premier rang desquels figure Daesh dès 2014. Le groupe avait multiplié les attaques meurtrières avant de perdre peu à peu de son influence avec la perte de ses fiefs autour des villes de Syrte fin 2016 et de Derna en 2018.

Les djihadistes constituent toujours une menace persistante pour le pays après leur repli dans le désert ou parmi la population sur la côte méditerranéenne.

Source à l’adresse RT France