Mise en garde du FMI après l’adoption du bitcoin par le Salvador

Le porte-parole du Fonds monétaire international a réagi à l’adoption, par le Salvador, d’une loi officialisant le bitcoin dans les transactions quotidiennes. Pour l’institution, l’usage des cryptomonnaies présente des risques importants.

Le porte-parole du Fonds monétaire international (FMI) a averti jeudi des risques d’utilisation du bitcoin pour les transactions du quotidien après la légalisation de cette cryptomonnaie le 9 juin au Salvador, pays d’Amérique centrale actuellement en négociation avec l’institution pour l’octroi de fonds supplémentaires.

«L’adoption du bitcoin comme devise légale soulève un certain nombre de problèmes macroéconomiques, financiers et juridiques, qui requièrent une analyse très détaillée», a déclaré le porte-parole du FMI Gerry Rice à la presse le 10 juin. Il réagissait à l’adoption, la veille, par le Parlement du Salvador, d’une loi officialisant l’usage du bitcoin pour les transactions quotidiennes.

«Ce que nous avons dit par le passé, en général, c’est que les actifs crypto peuvent constituer des risques importants. Des mesures de régulation efficaces sont cruciales pour les traiter», a ajouté Gerry Rice. Une équipe du FMI devait rencontrer le président du Salvador Nayib Bukele le jour même, alors que l’organisation internationale évalue actuellement l’approbation d’un nouvel ensemble d’aides d’un montant d’un milliard de dollars pour soutenir la reprise économique du pays après la crise provoquée par la pandémie de Covid-19.

«Les équipes du FMI communiqueront à la fin de cette mission qui se déroule virtuellement», a précisé Gerry Rice. En avril 2020, le FMI avait approuvé un ensemble d’aides d’urgence s’élevant à 389 millions de dollars pour le Salvador, au moment où le coronavirus se propageait partout sur la planète.

Actuellement, la principale monnaie du Salvador est le dollar américain et la manière dont le pays envisage de mettre en œuvre le bitcoin comme monnaie fonctionnelle n’est pas encore claire. Cependant, le président du Salvador a expliqué qu’un des objectifs de cette nouvelle réglementation était d’échapper aux commissions des intermédiaires auxquelles sont soumis les transferts de fonds de la diaspora salvadorienne vers leurs pays. Ces échanges avoisinent un montant équivalant à plus du cinquième de l’activité économique du pays.   

Source à l’adresse RT France