«A bas l’ordre hétéro» : la «Marche des Fiertés» réunit des milliers de personnes à Lyon et ailleurs

La «Marche des Fiertés» s’est tenue ce 12 juin réunissant 7 500 personnes à Nantes et 7 000 à Strasbourg. A Lyon, ils étaient environ 12 000 avec un plan précis sur l’ordre d’apparition des cortèges avec les «queer racisé-e-s» en tête.

Plusieurs «Marche des fiertés» se sont tenues ce 12 juin en France, réunissant plusieurs milliers de personnes à Nantes, à Strasbourg et à Lyon. Annoncé par ses organisateurs en amont de la 25e «Marche des Fiertés» qui s’est tenue à Lyon ce 12 juin, le plan du cortège était basé sur une compartimentation très détaillée en fonction des catégories de manifestants présents. Les «queer racisé-e-s» devaient ainsi défiler en tête, suivi par un espace réservé aux handicapés, devançant lui-même les cortèges «lesbiennes», «trans NB Inter», «inter asso TDS et allié-e-s», «queer revendicatif» et ainsi de suite, tous devant devancer le cortège «mixte». 

«Je suis racisée et trans. Donc, quand on est concerné par plusieurs paramètres, on ne sait pas trop où se mettre et il manque plein de catégories comme les bi», a regretté une femme transgenre de 21 ans citée par l’AFP, déplorant par ailleurs que cette catégorisation ait pu «empêcher des personnes de venir». Egalement cité par l’AFP, un porte-parole du Collectif Fiertés en lutte (CFL) a pour sa part déclaré que la non-mixité s’inscrivait dans une volonté de «repolitiser la manifestation et de permettre à une partie de la communauté qui peut se sentir “invisibilisée” de donner plus de portée à leurs problématiques mais sans volonté d’exclusion. Tout le monde est bienvenu».

A bas l’ordre hétéro

L’événement a réuni 12 000 personnes selon la préfecture, 30 000 selon les organisateurs. Les manifestants ont défilé sous le soleil lyonnais, arborant pour certains les couleurs de l’arc-en-ciel, tandis que d’autres avaient préparé des slogans vindicatifs. «A bas l’ordre hétéro», a-t-on pu par exemple lire sur une banderole en tête d’un des cortèges.

A bas le cistème

D’autres ont privilégié un trait d’humour, par exemple avec la pancarte «A bas le cistème, va te faire queer un œuf», en référence notamment au concept de «cisgenre» qui, en opposition au «transgenre» désigne selon ses promoteurs le type d’identité où le genre ressenti d’une personne correspond au genre assigné à sa naissance.

L’événement lyonnais s’est déroulé simultanément à d’autres marches des fiertés organisées en France qui, ainsi que le rapporte l’AFP, ont rassemblé 7 500 personnes à Nantes ou encore 7 000 à Strasbourg.

En mai à Tours, une polémique sur une zone «non-mixte pour les personnes LGBT+ racisées» de la Marche des Fiertés avait contraint les organisateurs à annuler la manifestation. 

Source à l’adresse RT France