Abstention, positionnements avant la présidentielle : quels enjeux pour les élections régionales ?

Le premier tour des élections départementales et régionales a lieu ce 20 juin. A un peu moins d’un an de la présidentielle, LREM, le RN, LFI ou encore LR pourraient y voir une répétition générale avant 2022. RT France fait le point.

Les élections départementales et régionales françaises ont lieu les 20 et 27 juin prochains. Enjeu de l’abstention, stratégie adoptée par les différents partis à un peu moins d’un an de l’élection présidentielle de 2022, ou encore décryptage du rôle des collectivités administratives, RT France vous propose un dossier sur ce scrutin.

Faut-il s’attendre à des records d’abstention ?

Sous le double effet de la pandémie de Covid-19 et du désintérêt croissant des Français pour les élections autres que présidentielle, les scrutins régionaux et départementaux pourraient battre de nouveaux records d’abstention. Traduction du désintérêt exponentiel des Français pour les échéances électorales, l’abstention sera-t-elle le premier parti à la sortie des urnes ?

La République en marche se prépare à ne pas «faire un tabac»

La dynamique de 2017 paraît lointaine pour le parti présidentiel. Après la défaite aux européennes de 2019 puis aux municipales et sénatoriales de 2020, les dernières échéances avant la cardinale présidentielle arrivent à grand pas sans que La République en marche (LREM) ne soit en mesure d’inverser la tendance. «Je ne vais pas vous dire qu’on va faire un tabac», reconnaît d’ailleurs pour RT France le sénateur LREM Bernard Buis et candidat aux départementales dans le canton du Diois (Drôme). Mais malgré des indicateurs peu favorables (manque d’élus locaux, sondages peu flatteurs) dans une campagne que La République en marche a tendance à nationaliser, les macronistes ne paniquent pas.

Montée du RN et désunion à droite : une répétition avant la présidentielle 2022 ?

A un peu moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, les deux scrutins locaux – régionales et départementales – auront des allures d’échauffement pour les différentes forces de l’échiquier politique, qui en sauront un peu plus au soir des seconds tours sur l’évolution du paysage idéologique en France. Le concept de «front républicain» a-t-il toujours un sens face à la percée du RN ? La gauche est-elle encore capable de s’imposer ? Les Républicains disposent-ils d’un espace entre LREM et la droite radicale ? 

Accords et désaccords de la France insoumise, la gauche dans le brouillard

Des gauches irréconciliables en quête d’une union impossible ? Alors que les principales forces de gauche tentent de surmonter leurs différences, ce n’est pas chose faite et la stratégie locale se fait parfois peu lisible. Fin mai, Jean-Luc Mélenchon pestait sur Twitter : «PCF, PS, EELV : vous avez bien réfléchi ? Il y a encore des responsables chez vous capables au moins de répondre au téléphone ? Votre attitude irresponsable est suspecte. Vous avez déjà un accord avec Muselier ?» En cause, la campagne menée par les autres partis de gauche en région Provence-Alpes-Côte d’Azur où s’annonce, selon les études, un duel au second tour entre le Républicain (LR) Renaud Muselier et le mariniste (RN) Thierry Mariani. La gauche parviendra-t-elle à afficher un front uni et quel visage affichera-t-elle à quelques encablures de la présidentielle ?

Le parti Les Républicains joue-t-il sa survie à un an de la présidentielle ?

Le parti de droite, s’il dispose d’un solide ancrage local, est en train de transformer les élections régionales en vitrine des désaccords qui minent le mouvement depuis plusieurs années, en particulier sur la stratégie à adopter entre LREM et le RN. Ce scrutin s’annonce donc à double tranchant pour Les Républicains (LR) : rampe de lancement du parti de droite en vue de la présidentielle 2022, ou illustration d’une question non-résolue quant à son identité ?

Départements / régions / intercommunalités : «On a accentué le millefeuille territorial»

Entre les différentes strates administratives, de la commune aux régions, saisir les enjeux de chacune d’entre elles est une gageure. D’autant plus que certaines de leurs compétences s’enchevêtrent. Gérard-François Dumont, président de la revue Population et avenir, géographe et professeur à la Sorbonne livre son analyse à RT France.

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