« Blague belge, l’inflation et la FED !!! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Hier je vous citais un ancien grand mamamouchi de notre pays, Georges Clémenceau qui disait que « quand les événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs. ».

En Belgique, il font la même chose que nous, peut être toujours en pire ou en plus drôle et que nos amis Belges me pardonnent ces propos qui ne se veulent en aucun cas cruels. D’ailleurs le député que vous pourrez écouter dans la vidéo ci-dessous remet le bon sens populaire au cœur de l’Assemblée. Le problème de nos amis belges, comme de nous autres les cousins Français ce n’est évidemment pas nos populations. Non, notre problème d’un côté comme de l’autre des Ardennes (c’est pour la rime et faire chanter les mots), ce sont les mamamouchis et autres dirigeants qui « feignent d’organiser » les évènements.

Nous avons beau leur hurler de ne rien faire et de nous foutre la paix, c’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils se mêlent de tout, légifèrent sur tout, décident de tout…

Cela donne des situations aussi absurdes que crétines. Jugez-en par vous-même.

Au moins vous aurez rigolé avant que nous parlions d’un sujet moins cocasse, à savoir l’inflation après les dernières nouvelles qui nous viennent de la FED.

La réunion de politique monétaire de la Fed. évoque des hausses de taux d’ici 2023 !

L’inflation vous le savez est un élément très important pour vos anticipations économiques et patrimoniales pour les années à venir. En effet, vos choix d’investissements et vos performances futures seront directement impactés et profondément, par un retour éventuel de l’inflation, raison pour laquelle je suis pour vous ce sujet avec une immense attention.

Les dernières nouvelles nous viennent de la FED, la banque centrale américaine.

Cette dernière a estimé que l’inflation atteindrait 3,4 % aux Etats-Unis en 2021, ce qui est nettement plus que la prévision initiale de 2,4 % anticipés en mars dernier. Nous sommes passés de 2.4 % d’inflation prévue en mars, à 3.4 en juin, en moins de 3 mois. Il se pourrait bien que l’on atteigne le mois de septembre ou d’octobre avec une prévision d’inflation de 4.4 % en rythme annuel. Ce serait même assez logique, car l’inflation devrait pousser encore plus fort dans la seconde partie de l’année puisqu’elle va se transmettre progressivement à tous les secteurs de l’économie.

C’est dans ce contexte que nous avons appris qu’une majorité des membres de la Fed a estimé que les taux directeurs, actuellement compris entre 0 % et 0,25 %, devraient être relevés deux fois d’ici à la fin 2023 pour compenser la reprise de la croissance américaine.

La FED nous donne donc pour la première fois une indication de son agenda de hausse de taux qui serait de deux hausses d’ici 2023. Deux hausses comprises entre 0 et 0.25, cela fait au mieux 0.5 % en plus des 0.25 % actuel soit des taux directeurs au maximum à 0.75 % d’ici 2023 !

Tout va bien en fait.

Pas de quoi déclencher un concert de couinemuse auprès des marchés qui finalement ont assez bien résisté à ces annonces de la FED.

Pourquoi ?

Parce que les nouvelles annoncées par la FED ne sont pas si mauvaises que cela.

Oui dit la FED, il va y avoir de l’inflation, oui elle sera plus forte que prévue, mais bon, cela devrait rester transitoire, et puis, on ne va pas non plus s’affoler et pousser les taux vers des sommets. Rassurez-vous les marchés, nous allons maintenir l’argent gratuit ou pas franchement très cher très longtemps, et 2023 pour les marchés c’est dans une éternité.

Bref, pas de quoi déclencher un krach boursier ni obligataire.

La question se reposera en septembre si les marchés notent un emballement des taux d’inflation, et donc se mettaient à anticiper une hausse des taux bien plus conséquente que celle évoquée aujourd’hui par la FED.

La hausse, peut donc, pour le moment se poursuivre, et la bulle de toutes les bulles continuer à grossir.

Lors de sa conférence de presse, le président de la Fed, Jerome Powell, a tâché de minorer l’importance de ces opinions, rappelant qu’elle devaient être « prises avec des pincettes », ce qui a eu pour effet de limiter les pertes des grands indices de la Bourse new-yorkaise.

M. Powell a d’ailleurs martelé et répété que l’inflation était « transitoire et qu’elle devrait se stabiliser à 2,1 % en 2022 et à 2,2 % en 2023. »

Allez, circulez, il n’y a rien à voir !!

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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