Reims : prison requise envers un ex-agent de la DGSI accusé d’agression sexuelle sur mineure

Le parquet de Reims a requis quatre ans de prison à l’encontre d’un ex-officier de la DGSI pour agression sexuelle sur mineure et détention d’images pédopornographiques. L’accusé a été «suspendu de ses fonctions».

Le parquet de Reims a requis le 22 juin quatre ans de prison ferme à l’encontre d’un ancien officier de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) pour agression sexuelle par personne ayant autorité sur une jeune fille de 17 ans ainsi que pour détention et consultation d’images pédopornographiques, selon l’AFP.

Le procureur Matthieu Bourrette a requis quatre ans de prison ferme assortis de trois ans d’obligation de suivi socio-judiciaire dont le non-respect entraînerait 18 mois de prison supplémentaires, une interdiction pendant cinq ans de tout port d’arme et de toute activité professionnelle en lien avec des mineurs ainsi qu’une inscription au Fijais (fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes). La décision a été mise en délibéré au 14 septembre.

Sorti de détention provisoire en mai 2020, l’homme est arrivé au tribunal en compagnie de son épouse et l’audience s’est déroulée à huis clos à la demande de l’avocate de la plaignante (qui n’était pas présente). La demande a été acceptée par le procureur en raison du caractère d’«intérêt national» de ce dossier ainsi que par les avocats du prévenu et de la Fondation pour l’enfance.

Cet ancien responsable départemental de la DGSI consultait régulièrement des sites pédopornographiques 

L’homme, âgé de 59 ans, était auparavant responsable départemental de la DGSI pour les Ardennes et avait été mis en examen en juin 2019 dans ce dossier. En avril 2019, une femme d’une vingtaine d’années avait déposé plainte contre lui à Reims pour des faits de viol et agression sexuelle qu’elle disait avoir subis lorsqu’elle avait 17 ans.

Placé en garde à vue, l’homme avait reconnu des attouchements sexuels sur la plaignante «toujours de manière consentie» et avait nié «tout acte de pénétration de quelque nature que ce soit». Il avait également soutenu être «tombé amoureux» de la jeune femme et avait précisé ne jamais l’avoir «forcée à quoi que ce soit».

Ce père de famille avait par ailleurs admis consulter régulièrement des sites pédopornographiques et télécharger en grand nombre des photos de très jeunes filles. Le procureur avait alors précisé que «dès la révélation des faits», il avait été «désarmé par sa hiérarchie» puis, depuis la fin du mois d’avril, «suspendu administrativement de ses fonctions».

Source à l’adresse RT France