« La retraite à 64 ans passée pendant les vacances… ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

« Bruno Le Maire favorable au recul de l’âge de départ, sans attendre ».

Le mot important est « sans attendre ».

Alors pendant que vous serez tranquillement sur une plage des Landes à éviter le variant Delta, au lieu de vous prendre une bière, vous vous prendrez une nouvelle réforme de la retraite avec âge de départ à 64 ans, en attendant la mise en bière définitive.

Il faut dire qu’il faut faire plaisir et l’Europe et passer sous les fourches caudines de la grosse Commission.

D’après le quotidien « Les Echos », certains membres de l’exécutif souhaiteraient porter l’âge de départ en retraite à 64 ans, contre 62 ans aujourd’hui, et ce, avant la prochaine élection présidentielle.

Cela n’est pas un hasard du tout.

La France vient de verser 80 milliards d’euros à l’Union Européenne pour financer le plan de relance européen.

En échange de nos 80 milliards, l’Europe bonne fille, nous en redonne 40, mais à condition évidemment que l’on fasse quelques réformes désagréables comme par exemple… reculer l’âge de départ à la retraite !

Il va y en avoir des couillonnés…

Vive l’Europe! C’est la paix et la misère…

Bon, remarquez, c’est assez logique.

Il n’y a plus de sous dans les caisses, alors à un moment ou à un autre, il faut payer.

Casquer.

Raquer.

Il n’y a jamais de repas gratuits.

Il n’y a pas d’aides gratuites.

Il n’y a pas de retraites gratuites.

La pénibilité.

Le vrai sujet de cette réforme des retraites c’est fondamentalement la pénibilité, et ce sujet est toujours éludé.

Pourtant c’est la clef.

Bien évidemment, un type derrière son ordinateur, chauffé l’hiver, climatisé l’été, n’a pas d’usure physique particulière contrairement aux gars du BTP par exemple.

La pénibilité devrait être prise en compte de façon plus importante.

Les uns peuvent parfaitement travailler jusqu’à 65 ans, là où d’autres à 50 ans doivent impérativement pouvoir changer de métier ou de travail pour ménager les organismes.

La réflexion ne porte que très partiellement sur ces sujets et sur l’organisation du travail et de la pénibilité en fonction de l’âge et pas uniquement d’ailleurs que pour le retraite !

Ne pas « remettre à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui ».

« Agir vite sur les retraites, avant l’échéance de 2022. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, se dit favorable à ce que le gouvernement recule l’âge de départ en retraite, estimant qu’il ne faut pas « remettre à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui ».

« Moi je donne mes convictions, je suis favorable [à un relèvement de l’âge de départ] parce que c’est l’intérêt des Français et l’intérêt de la France que tout le monde, globalement, que notre pays, travaille davantage », a déclaré le ministre sur CNews, mardi 29 juin.

Il s’est toutefois refusé à préciser quel pourrait être le futur âge de départ. D’après le quotidien Les Echos, certains dans l’exécutif souhaiteraient le porter à 64 ans, contre 62 ans aujourd’hui, et ce, avant la prochaine élection présidentielle.

Des « risques sociaux » à évaluer

Sur le calendrier d’une telle réforme, « il n’y a que le président de la République qui peut évaluer cela », a insisté Bruno Le Maire, estimant néanmoins qu’ »on n’a jamais intérêt en politique à remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ».

Le ministre a toutefois concédé que le gouvernement devrait évaluer les « risques sociaux », les syndicats étant opposés au recul de l’âge de départ.

« Est-ce qu’il y a des risques sociaux ? Est-ce qu’il y a des risques de troubles ? Est-ce qu’il faut encore davantage expliquer les choses ? Tout cela relève de la seule appréciation du président de la République », a ajouté Bruno Le Maire« .

Une guerre sociale éclair !

Si le gouvernement veut passer en force, il a tout intérêt à le faire vite et très vite, cet été par exemple.

Pourquoi ?

Les gens sont à leur déconfinement et à leur vacances.

Il y a peu de chance que les syndicats réussissent à mobiliser des foules pendants les deux mois qui viennent.

L’Etat a donc une fenêtre de tir assez réduite pour passer cette éventuelle réforme de l’âge légal de départ en retraite.

Si Macron le fait, c’est du « perdu pour perdu », et sachant qu’il ne se représentera sans doute pas, il fera ce que personne n’a voulu faire avant lui.

Une sorte de testament politique.

Quand vous reviendrez de congés, il se pourrait bien que l’âge de la retraite soit à 64 ans… j’espère que vous n’avez pas 61 ans…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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