Football : Ousmane Dembélé et Antoine Griezmann accusés de racisme envers les Asiatiques

Les deux internationaux français du FC Barcelone ont été rattrapés par des vidéos datant de l’été 2019 dans lesquelles ils tiennent des propos polémiques assimilés par plusieurs internautes à du racisme envers les Asiatiques.

Les deux joueurs du FC Barcelone et de l’équipe de France de football Ousmane Dembélé et Antoine Griezmann sont pris dans une polémique à la suite de la publication sur les réseaux de deux vidéos dans lesquelles ils tiennent des propos jugés racistes envers les Asiatiques. Selon le journal hongkongais South China Morning Post, les deux vidéos aurait été filmées à l’été 2019 lors d’une tournée de préparation du club catalan au Japon, pour la Rakuten Cup.

Dans la plus commentée des deux séquences, Ousmane Dembélé filme les employés japonais de l’hôtel en train d’installer leur console de jeu, et dit plusieurs phrases qui font rire Antoine Griezmann : «Toutes ces sales gueules pour jouer à PES», «oh putain la langue», et «vous êtes en avance ou vous n’êtes pas en avance dans votre pays ?». «Plusieurs versions de la vidéo accompagnée de sous-titres japonais ont été partagées sur Internet», précise le média hongkongais.

L’internaute qui a diffusé ces images a posté une autre vidéo dans laquelle Antoine Griezmann imite une langue asiatique de façon caricaturale, à côté de Ousmane Dembélé et Samuel Umtiti, autre joueur français du FC Barcelone. Pour le coup, cette séquence est tirée d’une vidéo officielle du club sur cette tournée au Japon, à 4mn44 ci-dessous.

Certains internautes ont parlé de propos «honteux» et de «racisme décomplexé», via le mot-clé #StopAsianHate («Arrêtez la haine contre les Asiatiques» en français) qui a servi à relayer l’indignation. Ni les joueurs, ni le FC Barcelone n’ont encore réagi.

Griezmann engagé contre les violences policières et l’homophobie

Outre ses performances sur le terrain, Antoine Griezmann a régulièrement fait parler de lui pour son engagement dans diverses causes extérieures au football. En novembre 2020, il avait interpellé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin au sujet des violences policières, à la suite de l’affaire Michel Zecler : «J’ai mal à ma France», avait-il écrit sur les réseaux sociaux.

Le mois suivant, en décembre 2020, la rupture de son contrat publicitaire avec le géant chinois des télécoms Huawei avait fait beaucoup de bruit. Le joueur voulait ainsi dénoncer la participation supposée de l’entreprise à la répression de la minorité ouïghoure en Chine. Une enquête du Washington Post affirmait début décembre 2020 que Huawei aiderait les autorités à identifier les Ouïghours par reconnaissance faciale.

Durant l’Euro 2020 au cours duquel la France de Griezmann et Dembélé a été éliminée en huitièmes de finale par la Suisse, l’ancien joueur de l’Atlético Madrid avait affiché le 22 juin son soutien à la communauté LGBT, alors que l’UEFA avait refusé que la ville de Munich éclaire son stade aux couleurs arc-en-ciel pour le match entre l’Allemagne et la Hongrie, cette dernière étant critiquée pour une nouvelle loi jugée homophobe.

Enfin, en mai 2019, il avait également fait la Une du magazine Têtu, affirmant : «L’homophobie dans le foot, ça suffit !»

Source à l’adresse RT France