L’incendie de Lubrizol a engendré des problèmes de santé à «court terme», selon une étude

D’après une étude, l’incendie dévastateur de Lubrizol a créé des problèmes de santé à «court terme» avec un impact sur la santé psychologique des riverains. En 2019, plus de 9 000 tonnes de produits chimiques avaient brûlé à ciel ouvert Rouen.

Selon une étude de Santé publique France (SPF) présentée le 5 juillet lors d’un comité de la transparence et du dialogue à la préfecture de Seine-Maritime, l’incendie hors norme de l’usine Seveso Lubrizol en 2019 à Rouen a engendré des problèmes de santé avec un «effet négatif» sur la «santé psychologique» de la population exposée, rapporte l’AFP. 

Selon cette enquête menée sur 5 300 personnes représentatives de 340 000 habitants de 133 communes touchées, 62% des habitants ont ressenti au moins un symptôme ou un problème de santé qu’ils ont attribué à l’incendie.

Près de 38% des adultes ont perçu des picotements des narines, de la gorge, de la langue, un écoulement ou une obstruction nasale, 37% des maux de tête des malaises ou des vertiges, 15% une toux ou un encombrement bronchitique ou une difficulté à respirer ou une crise d’asthme.

Une altération de la santé mentale un an après

Lors de cette réunion sur l’incendie qui s’est tenue en préfecture, Franck Golliot, directeur adjoint de SPF, a également précisé qu’il y avait également eu «une altération de la santé mentale un an après». Comme le souligne Les Echos, l’organisation sanitaire résume ainsi ses premières conclusions : «Des effets à court terme de type irritatif et psychologique observés chez la population riveraine et les travailleurs, et un effet négatif sur la santé psychologique un an après l’événement.»

En 2019, plus de 9 000 tonnes de produits chimiques avaient brûlé sur le site industriel de Lubrizol et Normandie Logistique. Les habitants de Rouen s’étaient alors réveillés sous un nuage de fumée et entourés de dépôts de suie ayant recouvert la ville.

Source à l’adresse RT France