Paris se désole de la décision de Malte de fermer ses frontières aux voyageurs non-vaccinés

Malte est le premier pays européen à décider la fermeture de ses frontières aux personnes non-vaccinées contre le Covid-19 à partir du 14 juillet. Une décision que Clément Beaune estime être «contraire aux règles européennes».

La décision de Malte de fermer ses frontières aux voyageurs non-vaccinés «est contraire aux règles européennes», a regretté le 11 juillet le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, appelant le pays à utiliser le pass sanitaire communautaire.

Clément Beaune déplore mais ne condamne pas la décision maltaise de fermeture des frontières

«Je ne le condamne pas, mais la décision qui a été prise par Malte est contraire aux règles européennes et je crois qu’il faut qu’on s’en tienne à notre cadre et l’appliquer pleinement. Ce cadre, c’est celui du pass sanitaire européen», a déclaré Clément Beaune au Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, ajoutant : «Je préfèrerais qu’ils reviennent sur leur décision.»

Depuis le 1er juin, les touristes de l’Union européenne, des Etats-Unis et de quelques autres Etats étaient de nouveau les bienvenus à Malte à condition de présenter un test négatif au Covid au moment de l’embarquement dans un avion, ou s’ils étaient complètement vaccinés.

Ce qu’a fait Malte, c’est de ne reconnaître plus que le vaccin

Mais un test PCR ne suffit plus, ont annoncé les autorités maltaises, espérant ainsi juguler une recrudescence des nouveaux cas de Covid-19. «On n’a pas toujours bien réussi à se coordonner en Europe pendant cette crise mais pour une fois, on a un pass sanitaire […] qui est le même partout en Europe» a insisté Clément Beaune. «Ce qu’a fait Malte, c’est de ne reconnaître plus que le vaccin. Ça doit nous alerter sur le fait que si la situation se dégrade, les tentations de fermeture, quelques fois même contraires aux règles, se multiplient», a-t-il souligné.  

«Nous avons un cadre européen qui est harmonisé, qui est protecteur et c’est celui-là qu’il faut appliquer», a précisé le secrétaire d’Etat, tout en relevant qu’il ne s’agissait «pas de sanctionner Malte». «Ce qui m’intéresse c’est qu’on protège les vacances des Français et des Européens, a-t-il indiqué.

Source à l’adresse RT France