Télévision : le CSA salue une plus grande représentation des personnes «non-blanches» en 2020

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a constaté que la part des personnes dites «non-blanches» apparues sur le petit écran en 2020 était de 16% – en hausse d’un point – dans des rôles plus souvent positifs (36% des cas) que négatifs (22%).

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a noté une «relative amélioration de la représentation des personnes perçues comme “non-blanches”» sur le petit écran en 2020, comme souligné dans son rapport annuel au Parlement sur la diversité, publié ce 12 juillet.

Selon le baromètre établi par le régulateur de la télévision et de la radio à partir du visionnage de plus de 2 600 programmes diffusés sur 18 chaînes, la part des personnes dites «non-blanches» est passée à 16%, un point de plus qu’en 2019. Elles sont plus souvent présentées dans des rôles positifs (36% des cas) que négatifs (22%). Une évolution que le CSA attribue notamment aux «productions originales françaises», comme les séries Validé, Les bracelets rouges, et En famille, ou les feuilletons quotidiens tels qu’Ici tout commence, ou Plus belle la vie.

En revanche, la part des personnes en situation de précarité (chômeurs, bénéficiaires du RSA, personnes sans domicile fixe…) reste faible, à 1,2%, en hausse de 0,4 point. Une courte progression qui peut s’expliquer par les répercussions sociales de la crise sanitaire, évoquées dans les programmes d’information. La représentation à l’antenne reste en outre largement urbaine (71% des personnes présentes à l’antenne vivent dans des centre-villes en période de confinement et 67% hors confinement)», relève le régulateur.

2% d’ouvriers, 1% de retraités

Concernant les femmes, le rapport souligne que la présence des femmes handicapées et des femmes de plus de 50 ans «doit encore progresser à l’écran». Les jeunes et les seniors restent aussi globalement nettement sous-représentés, toutes périodes confondues (10% des personnes apparaissant à l’écran ont moins de 20 ans et 5% plus de 65 ans), tout comme les ouvriers et les retraités (2% et 1% respectivement).

Géographiquement, l’Outre-mer ne représente que 0,8% des personnes apparaissant dans les programmes (si l’on exclut la chaîne publique France Ô, fermée l’été dernier), quand ces territoires représentent plus de 3% de la population française. Le régulateur note cependant que le service public leur a donné plus de place sur ses autres antennes.

Enfin, le CSA a souligné les efforts des chaînes pour remplir leurs engagements pro-diversité, à la fois dans leurs programmes et dans leurs politiques sociales internes. Parmi ses priorités, l’instance veut notamment développer la prise en compte de la diversité dans ses actions d’éducation aux médias, et proposer des «analyses sémiologiques des images et des discours médiatiques» sur les groupes les plus discriminés.

Source à l’adresse RT France