Le «bal des migrants» prévu à Paris finalement interdit par la préfecture de police

La préfecture de police de Paris a décidé d’interdire un «bal des migrants» prévu place Stalingrad en raison de «forts risques de troubles à l’ordre public». Initialement prévu avant d’être déprogrammé, un dj avait été accusé de racisme anti-blanc.

Un «bal des migrants» qui devait se tenir ce 13 juillet au soir à Paris a été interdit par le préfet de police de Paris, après une polémique née des déclarations d’un DJ ayant demandé lors d’une autre soirée aux personnes blanches d’«aller derrière». Le bal devait se dérouler de 17 à minuit place Stalingrad, dans le XIXe arrondissement de la capitale.

Ces déclarations d’appel à la distinction entre les êtres humains du fait de leur couleur ou de leur origine génèrent une situation conflictuelle

Le préfet a motivé son arrêté par de «forts risques de troubles à l’ordre public», mettant en avant les «polémiques violentes sur les réseaux sociaux après les déclarations faites notamment par l’un des animateurs de la soirée». «Ces déclarations d’appel à la distinction entre les êtres humains du fait de leur couleur ou de leur origine génèrent une situation conflictuelle», a souligné la préfecture qui a estimé que l’événement était «susceptible de rassembler des personnes véhiculant des valeurs non républicaines et contraires au principe de cohésion nationale».

Les organisateurs avaient déjà annulé la participation de DJ Fanaya, accusé de racisme anti-blanc pour avoir déclaré sur les réseaux qu’il ne jouait pas pour les personnes blanches. Dans son message, le musicien expliquait que «le dancefloor est un espace politique où les relations de pouvoir se reproduisent aussi», et demandait aux blancs d’«aller derrière» et aux autres, «surtout les personnes noires», d’«occuper la place et tout l’espace qui [leur] revient de droit». «Durant [ma prestation], les personnes noires et non-blanches sont prioritaires», avait-il insisté.

La polémique est partie du député marcheur François Jolivet qui avait interpellé le 9 juillet la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa ainsi que la ville de Paris pour alerter sur la présence du DJ lors du «bal des migrants», demandant aux pouvoirs publics «de faire ce qui [était] possible pour interdire à Fanaya de se produire dans l’espace public dans ces conditions».

Le Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants (BAAM), qui organise la rencontre, a dénoncé le 11 juillet des «pressions et menaces reçues», tout en retirant le DJ de la programmation. L’association a pu compter sur le soutien de l’union syndicale Solidaires et des élus EELV de Paris, qui ont parlé de «violente campagne de cyberharcèlement et de dénigrement».

Source à l’adresse RT France