Covid-19 : «La quatrième vague est là», estime Olivier Véran

Dans une interview au micro de RTL, Olivier Véran a estimé que la France entrait dans une quatrième vague épidémique du virus du Covid-19 et a décrit une augmentation de 100% à 130% des cas en une semaine, notamment chez les jeunes.

Interrogé par RTL ce 20 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait savoir qu’une quatrième vague épidémique du Covid-19 touchait la France et a donné des détails sur les mesures voulues par le gouvernement. Il a notamment déclaré : «Les très grands centres commerciaux se verront appliquer le pass sanitaire mais on n’empêchera pas les gens à accéder à l’alimentaire ou l’essentiel.»

Le ministre a également établi un distinguo entre les personnes vaccinées et les autres : «Ce qui pourrait être acté c’est que si vous êtes doublement vacciné, vous ne seriez plus déclaré cas contact quand vous avez été au contact d’une personne malade […] sauf situation comme vivre sous le même toit qu’une personne fragile.»

Et d’ajouter : «On va voir si la dynamique [épidémique] change la donne. On va se donner un peu de souplesse […] et ensuite on va sans doute faire évoluer cette règle-là.»

Concernant l’évolution de l’épidémie, celui qui avait remplacé Agnès Buzyn rue de Ségur au début de la crise du coronavirus a affirmé «oui, la quatrième vague est là» avec «100% à 130% d’augmentation des cas en une semaine». Selon lui, c’est aujourd’hui «une épidémie de jeunes.» Et de préciser : «Les 20-30 ans, dans certains départements, sont ceux qui ont le taux d’incidence le plus élevé. On comprend pourquoi : c’est que les jeunes sont moins protégés […], la bonne nouvelle c’est qu’ils font moins de formes graves.»

Cette focalisation sur les sujets jeunes entre en résonance avec un courrier du Haut conseil de la santé publique (HCSP) adressé au Sénat le 13 juillet et rendu public le 19 juillet, dans lequel l’institution recommande une plus large utilisation du pass sanitaire en population générale et notamment en milieu scolaire : «Le pass sanitaire [devrait être] plus largement utilisé pour diminuer les risques de contamination tout en permettant aux personnes vaccinées de retrouver progressivement des activités professionnelles, culturelles et de loisirs. Notamment, son utilisation doit être étudiée lors de la reprise des cours dans les établissements scolaires et universitaires pour limiter la contamination dans ces lieux collectifs.»

Dans ce même document, le haut conseil recommande également la vaccination obligatoire des soignants et des personnels de santé en contact avec les personnes fragiles ou vulnérables, ainsi qu’une politique «active de lutte contre l’hésitation vaccinale».

Source à l’adresse RT France