Castex assure que Macron a ordonné «toute une série d’investigations» sur l’affaire Pegasus

Jean Castex a assuré qu’à la demande d’Emmanuel Macron, une série d’investigations avait été lancée après les récentes révélations sur l’affaire Pegasus. Il s’est par ailleurs refusé à d’autres commentaires sur le sujet.

Ainsi que le rapporte Reuters, Jean Castex a annoncé ce 21 juillet qu’Emmanuel Macron avait ordonné «toute une série d’investigations» à la suite des révélations de plusieurs médias sur le piratage – via le logiciel d’espionnage israélien Pegasus – de téléphones de journalistes, d’hommes de loi mais aussi de responsables et d’opposants politiques dans plusieurs pays dont la France. Pour rappel, selon une récente information du Monde, l’un des numéros réguliers du chef d’Etat français figure dans une liste de cibles potentielles à pirater qu’aurait dressée un service étatique de sécurité marocain, utilisateur du logiciel espion israélien Pegasus.

Je crois qu’il serait un peu irresponsable de notre part de dire des choses

Le chef du gouvernement français n’a toutefois pas souhaité s’épancher sur ces récentes révélations. «Je crois qu’il serait un peu irresponsable de notre part de dire des choses tant que nous ne savons pas exactement ce qu’il en est […] Nous allons regarder ça de très près, compte tenu de la gravité potentielle […] Si les faits sont avérés, ils sont graves», a-t-il simplement déclaré.

Interpellé la veille par le député insoumis Alexis Corbière à l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait également décidé de botter en touche sur le sujet. Expliquant que les investigations en cours n’avaient «pas abouti», il avait notamment déclaré : «Il ne m’est donc pas possible de m’expliquer à ce stade.»

De son côté, l’Elysée s’est défendu de toute négligence, affirmant que «les téléphones du président [étaient] régulièrement changés, mis à jour et sécurisés». «Les paramètres de sécurité sont les plus restrictifs possibles et les installations d’applications et téléchargements sont bloquées», a expliqué une source proche de l’exécutif citée par l’AFP.

Alors que le parquet de Paris a ouvert une enquête le 20 juillet, Rabat, mis en cause, dément pour l’heure toute implication. 

Le logiciel Pegasus a été créé par une société israélienne, NSO group, et plusieurs Etats en seraient clients. Dans ses dernières révélations, Le Monde épingle notamment le Maroc, la Hongrie, l’Azerbaïdjan, le Togo, le Rwanda, Bahreïn, le Mexique, ou encore l’Inde.

Source à l’adresse RT France