Un policier gravement brûlé par un tir de mortier d’artifice dans le Val-de-Marne

Un policier de la brigade d’anticriminalité a eu le dos gravement brûlé par un mortier d’artifice dans son véhicule de patrouille à Bonneuil-sur-Marne le 25 juillet. Le véhicule a été carbonisé, le pronostic vital du fonctionnaire n’est pas engagé.

Un policier a été gravement blessé, brûlé au niveau des lombaires par un tir de mortier d’artifice selon les informations du Parisien, le 25 juillet à Bonneuil-sur-Marne (Val de Marne) lors d’une opération visant à mettre fin à un rodéo sauvage en fin de journée.

Les jours du policier affecté dans une brigade anticriminalité ne sont pas en danger, selon cette même source, mais le véhicule de patrouille a été carbonisé.

Sur Twitter le 25 juillet, la préfecture de police a fait état de six interpellations : «Ce jour, intervention des forces de l’ordre pour un rodéo de motos impliquant une quarantaine d’individus à Bonneuil-sur-Marne. Soutien aux 3 policiers blessés, visés par un tir de mortier d’artifice dans leur véhicule. 6 interpellations.»

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a également communiqué à ce sujet sur Twitter et promis une réponse ferme de la part de l’Etat : «Six individus interpellés suite à l’agression visant de courageux policiers du Val-de-Marne qui agissaient contre des rodéos urbains. Tirer des mortiers contre des policiers, c’est vouloir les blesser ou les tuer. L’Etat répondra fermement à ces actes violents contre nos policiers.»

Selon Le Parisien, le véhicule de patrouille circulait pour mettre fin à un rodéo «lorsqu’une personne, au sein d’un groupe d’une quarantaine d’individus, a effectué un tir de mortier à bout portant».

Le mortier d’artifice aurait alors explosé à l’intérieur de la voiture de police «à hauteur du siège passager, qui a pris feu».

C’est le collègue du policier gravement blessé aux lombaires qui a réussi à extraire le fonctionnaire du véhicule avant que celui-ci ne soit partiellement carbonisé au cœur de cette cité réputée sensible, le quartier Saint-Exupéry.

Eddy Deboste, délégué local du syndicat Alliance Police nationale, a déclaré auprès de nos confrères : «Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces faits et nous espérons que la réponse judiciaire sera à la hauteur de la gravité de ces actes. Ces derniers temps, les collègues avaient déjà été victimes de tirs de mortiers alors qu’ils effectuaient des patrouilles sur la commune.»

Le syndicat des cadres de la police nationale Synergie, dans la même  confédération qu’Alliance, a pour sa part appelé à une réaction «impitoyable» de la justice : «L’ensauvagement va crescendo. Nos collègues ont été assaillis par des racailles sans aucune empathie qui ont tenté de tuer des policiers. La justice doit frapper de manière impitoyable ces criminels, sans quoi les limites seront sans cesse repoussées.»

La présidente de l’association Femmes des forces de l’ordre en colère, Aurélie Laroussie s’est interrogé : «Des policiers obligés de se retirer lors de la manifestation sur les Champs. D’autres attaqués aux mortiers dont un gravement brûlé à Bonneuil-sur-Marne dans leur véhicule. Le tout en un seul week-end… On réagit quand?» 

Mathieu Valet, très médiatique secrétaire national adjoint du syndicat de commissaires de police SICP, également sous bannière CFE-CGC comme Alliance et Synergie a quant à lui estimé au micro de CNews que «tirer un mortier à bout portant, dans un véhicule de police, avec un policier à l’intérieur, c’est clairement pour le brûler vif, donc le tuer».

L’article 30 (renommé article 70) de la «loi pour une sécurité globale préservant les libertés» définitivement adoptée par le parlement en avril 2021 prévoit de lutter activement contre le détournement des feux d’artifice utilisés de façon récurrente contre les services d’urgence et les institutions de l’Etat, notamment dans les quartiers sensibles depuis plusieurs années.

L’article 71 dispose que : «Est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende le fait : 1° Pour les opérateurs économiques, de mettre des articles pyrotechniques à disposition des personnes physiques ne possédant pas les connaissances techniques particulières ou ne répondant pas aux conditions d’âge exigées par la réglementation pour les acquérir, les détenir, les manipuler ou les utiliser, en violation de l’article L. 557‑9 ; 2° D’acquérir, de détenir, de manipuler ou d’utiliser des articles pyrotechniques sans posséder les connaissances techniques particulières exigées par la réglementation à cet effet, en violation de l’article L. 557‑8. Les infractions définies au présent article sont punies d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsqu’elles sont commises au moyen de l’utilisation d’un réseau de communications électroniques.»

Source à l’adresse RT France