Nabila écope de 20 000 euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses sur Snapchat

L’ancienne vedette de téléréalité Nabilla Benattia-Vergara a été sanctionnée par la Répression des fraudes pour avoir fait la promotion de services boursiers sur Snapchat. L’influenceuse devra s’acquitter de 20 000 euros d’amende.

20 000 euros d’amende et un mea culpa : l’ancienne vedette de téléréalité Nabilla Benattia-Vergara a été sanctionnée par la Répression des fraudes pour avoir fait la promotion de services boursiers sur Snapchat sans mentionner qu’elle était rémunérée, une pratique loin d’être marginale chez les influenceurs.

Dans des «stories» sur le réseau social, Nabilla Benattia-Vergara mettait en avant la gratuité d’un service d’achat de bitcoins avec des perspectives de gains conséquents, ce que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a assimilé à des «pratiques commerciales trompeuses», la loi obligeant à indiquer clairement qu’un contenu fait l’objet d’un partenariat commercial.

Je ne suis pas au-dessus des lois et j’assume les conséquences de mes actes

En 2018, comme le rappelle l’AFP, l’ex-star des Anges de la téléréalité s’était montrée particulièrement enthousiaste pour le bitcoin. Cette «monnaie du futur» est «grave en train de se développer», lançait-elle dans une vidéo. Ce qui lui avait déjà valu une mise en garde de l’Autorité des marchés financiers.

«Je ne suis pas au-dessus des lois et j’assume les conséquences de mes actes», a réagi ce 28 juillet l’influenceuse sur Twitter, indiquant qu’elle espérait que «cet accord [permettrait] d’éveiller les consciences» et soulignant la nécessité d’encadrer l’activité d’influenceur, un métier selon elle encore récent et «sans réglementation stricte».

«Les influenceurs doivent informer leur communauté quand ils sont rémunérés pour faire la promotion de produits», a réagi sur Twitter le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui a appelé dans la foulée à signaler auprès de la DGCCRF les «comportements trompeurs» et les «publicités déguisées».

Visiblement désireuse de faire amende honorable, l’influenceuse a répondu sur Twitter au ministre en affirmant : «Je suis à votre disposition pour échanger et avancer ensemble».

«Le défaut d’indication du caractère publicitaire de sa publication (par un logo ou une mention orale ou écrite par exemple) constitue une pratique commerciale trompeuse à l’encontre de ses abonnés qui peuvent croire à tort que la promotion de l’influenceuse résulte d’une expérience personnelle positive désintéressée», souligne la DGCCRF dans un communiqué publié ce 28 juillet.

L’amende transactionnelle, qui prend en compte le bénéfice tiré de cette opération, a été «proposée et acceptée» par Mme Benattia-Vergara avec l’accord du procureur de Paris.

«L’influenceur qui émet une opinion est libre, l’influenceur qui émet une opinion en étant rémunéré doit l’indiquer», a réagi à l’AFP Gérard Haas, du cabinet Haas Avocats, spécialisé dans l’e-commerce et les nouvelles technologies.

La Répression des fraudes, qui dépend du ministère de l’Economie, souligne que d’autres enquêtes sont en cours dans ce domaine alors que les marques sont de plus en plus nombreuses à solliciter des influenceurs sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de leurs produits et services.

Source à l’adresse RT France