«Pasteur doit se retourner dans sa tombe» : Castex fustige les récalcitrants à la vaccination

En déplacement à Agen, le chef du gouvernement a adressé une pique à ceux qui considèrent la vaccination comme un «danger». «Pasteur doit se retourner dans sa tombe», a-t-il notamment déclaré.

«Pasteur est déjà bien agacé sans doute par ceux qui considèrent que la vaccination est un danger, il doit se retourner dans sa tombe», a lâché le Premier ministre français Jean Castex le 29 juillet pendant une conférence de presse à Agen, en Nouvelle Aquitaine.

Le chef du gouvernement s’est permis cette parenthèse au moment où il déplorait le retard français dans la course aux vaccins. Pour rappel, l’Institut Pasteur avait annoncé en début d’année l’arrêt du développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19, à la suite de premiers essais non concluants. De son côté, le laboratoire Sanofi avait annoncé en décembre que son vaccin avait pris du retard et ne serait prêt que fin 2021 en raison de résultats moins bons qu’attendus.

«J’ai vécu comme un traumatisme l’affaire de Sanofi Pasteur […] Nous n’avons pas été au rendez-vous de la course au vaccin», confesse désormais Jean Castex qui relie cette situation à «des décennies de sous-investissements en recherche, des liens distendus entre tous les acteurs».

Le gouvernement épinglé par la Cour des comptes

Ironie du sort, l’intervention du Premier ministre français avait lieu alors que de vives critiques étaient émises par la Cour des comptes sur la gestion gouvernementale de la crise. Comme le rapporte l’AFP ce 29 juillet, l’institution a entre autres estimé que les financements accordés à la recherche publique en France pour lutter contre la pandémie de Covid-19 avaient été «nettement en retrait» par rapport à d’autres pays et «trop dispersés pour répondre aux enjeux de la crise».

«A la différence d’autres pays à forte tradition scientifique en matière biomédicale, la stratégie d’ensemble, le pilotage et la structuration ont été insuffisants», a encore déploré la cour, considérant par ailleurs que la situation s’était trouvée «amplifiée par l’absence d’un chef de file reconnu par tous».

Source à l’adresse RT France