Régis Le Sommier : «Il y a encore une incertitude» sur la victoire des Taliban dans le Panchir

Régis Le Sommier, grand reporter pour RT France, s’exprime sur la situation en Afghanistan, où des sources talibanes ont rapporté que le mouvement islamiste avait pris le contrôle du Panchir, l’un des derniers espaces de résistance dans le pays.

Régis Le Sommier revient pour RT France sur les informations rapportées par des sources talibanes, selon lesquelles le mouvement islamiste serait désormais maître de l’Afghanistan, avec la conquête de la vallée du Panchir. Le 3 septembre au soir, des rafales ont d’ailleurs retenti dans Kaboul, tirées pour célébrer la victoire dans le Panchir. Mais, selon le grand reporter pour RT France, il reste «un certain doute sur la persistance de poches de résistance dans le Panchir […] une région […] escarpée». «Il y a encore une incertitude sur cette victoire» talibane, relève-t-il.

Celles-ci sont menées par le fils du commandant Massoud et par l’ancien vice-président Amrullah Saleh. Si leur défaite était confirmée, le grand reporter de RT France estime «que la plupart des leaders de la résistance afghane» pourraient être «évacués en hélicoptère», une option qui leur reste pour pouvoir se replier. 

Les résistants aux Taliban, à cette heure, démentent les informations selon lesquelles le Panchir aurait été conquis par ces derniers.

Selon Régis Le Sommier, certains «renseignements pris au fil de la journée» semblent en tout cas confirmer que «les Taliban ont réussi une percée» et que cela «avait été probablement très meurtrier». Il relève malgré tout que cette zone est traditionnellement difficilement contrôlable. «Si les Taliban arrivent dès maintenant à asseoir leur autorité sur l’Afghanistan, c’est une nouveauté parce que la vallée du Panchir n’avait jamais été conquise», assure-t-il.

Sur le terrain politique, Régis Le Sommier précise que les Taliban ont montré une volonté d’être inclusif, «en tendant la main pour l’instant théoriquement» à certaines communautés comme les Hazaras à Daykundi. Il affirme en outre que les Taliban ont pour principale tâche de bien gérer économiquement le pays et n’«ont pas l’intention de se laisser déborder par des groupes extrémistes terroristes qui peuvent éventuellement reprendre l’Afghanistan comme un sanctuaire».

L’Afghanistan était toujours le 3 septembre dans l’attente de l’annonce de son nouveau gouvernement, près de trois semaines après le retour au pouvoir des Taliban.

Source à l’adresse RT France