Le Cortex : l’Université de Bourgogne ouvre sa « bibliothèque du futur »

Sur son campus dijonnais, l’Université de Bourgogne ouvre, le 13 septembre prochain, sa bibliothèque de nouvelle génération, nommée Le Cortex. Découverte d’un lieu hors du commun.

« Est-ce que c’est encore une bibliothèque universitaire ? », fait mine de s’interroger Vincent Thomas, le président de l’Université de Bourgogne, tout sourire, alors qu’il fait découvrir Le Cortex, le nouveau « Learning Center » (sic) de l’établissement d’enseignement. On peut effectivement s’interroger : vastes espaces, mobilier de créateur, couleurs vives, espaces modulaires, salons et banquettes et même une terrasse (non fumeur) extérieure pour se restaurer sont autant de signes caractéristiques de ce Cortex. 

Ce dernier est né de la refonte de l’ancienne Bibliothèque universitaire (BU) de sciences, à la pointe du campus dijonnais, près de l’arrêt de tram Erasme. Elle a été entièrement repensée par le cabinet Sogno Architecture (Paris) pour 5,9 millions d’euros, apportés à parité par l’État et la Région. Autant l’originale était sombre, jusque dans son revêtement de sol, autant Le Cortex s’avère lumineux et ouvert.

Un studio d’enregistrement

« Il s’agit d’adapter les bibliothèques universitaires aux nouvelles méthodes d’apprentissage des étudiants », assure Vincent Thomas, qui ne cache pas « l’enjeu de cette bibliothèque de nouvelle génération : attirer plus d’étudiants. Pour y parvenir, il faut leur offrir ce dont ils ont besoin en matière d’outil, d’espace et de possibilités de collaboration ». Terminées les vastes salles où les étudiants s’alignent sagement sur des tables rectangulaires. Place aux espaces modulables, pour travailler en groupe plus ou moins étendus, aux sièges déco de couleur vive, et aux poufs, qu’on peut disposer à sa guise façon salon.

10 salles de travail peuvent être réservées par les étudiants, qui disposent aussi d’espaces de coworking, et de 2 salles de formation modulables via une vaste cloison mobile, pour pouvoir accueillir séminaires et conférences. Une salle propose même divers jeux de sociétés pour se détendre entre deux révisions (promis !). La BU est parsemée d’alcôves de travail fort séduisantes. Le clou du spectacle se situe au dernier étage de l’immeuble de 3 niveaux : le studio d’enregistrement vidéo en libre service permet de réaliser très simplement, à l’aide d’un immense écran tactile, des captations vidéo pour un cours, un CV vidéo ou autre.

Les étudiants peuvent également accéder à une terrasse, attenante à une salle de restauration qui hébergera des distributeurs, pour casser la croûte le regard perdu dans la verdure du très beau campus dijonnais. Le Cortex n’est pas encore achevé. Le projet se poursuit avec une phase 2 jusqu’en 2023, avec la rénovation de salles encore intouchées. Au total, la BU offrira 5000 m2 d’espace d’apprentissage et de recherche.

Source à l’adresse Dijon/Beaune, le mag