Troisième décès au Japon à la suite d’une injection de vaccin Moderna issu de lots contaminés

Un homme de 49 ans est mort en août au lendemain de sa deuxième injection de vaccin contre le Covid : la dose administrée provenait de l’un des lots de Moderna retirés du marché japonais à cause de la présence de particules métalliques.

Les autorités sanitaires japonaises ont annoncé qu’une troisième personne était décédée après avoir reçu une seconde dose du vaccin Moderna, issu de l’un des lots qui avaient été retirés de la circulation à la suite d’une contamination par des particules métalliques.

Cet homme de 49 ans avait reçu une seconde dose de vaccin le 11 août et a été déclaré mort le lendemain au matin, comme le rapportent ce 7 septembre les médias locaux, citant le ministère de la Santé. La dose qui lui avait été administrée provenait de l’un des lots de vaccin suspendus fin août, après signalement de plusieurs centres de vaccination ayant découvert des corps étrangers dans des fioles de vaccin. 

Un défaut de production à l’origine de la présence de particules

Le ministère de la Santé japonais avait annoncé dans le même temps l’ouverture d’une enquête pour déterminer la cause du décès en août de deux hommes trentenaires ayant reçu une dose de vaccin provenant de l’un de ces lots. Mais l’enquête se poursuit et la cause des décès n’a toujours pas été formellement imputée au vaccin. Moderna et son distributeur au Japon Takeda ont déclaré qu’aucun des flacons utilisés pour vacciner les deux personnes décédées ne contenait de particules étrangères. Une enquête est toujours en cours. «Le lien est actuellement considéré comme fortuit», ont écrit Moderna et Takeda dans un communiqué le 1er septembre.

Au total, 2,6 millions de doses de Moderna ont été retirées du marché japonais. Ces particules métalliques dans certains lots proviendraient d’une ligne de production d’un sous-traitant en Espagne, Rovi, qui fabrique les vaccins de Moderna pour les marchés hors Etats-Unis. Selon l’enquête menée par ce sous-traitant, «la cause la plus probable» est «une friction entre deux pièces de métal installées dans le module de pose de bouchons de la ligne de production, à cause d’un mauvais montage», explique le communiqué. 

Source à l’adresse RT France