La Russie condamne Facebook et Twitter à de nouvelles amendes pour non-suppression de contenus

La justice russe a condamné les géants américains Facebook et Twitter à de nouvelles amendes pour des contenus jugés illégaux, sur fond de tensions accrues entre les réseaux sociaux américains et Moscou à l’approche des législatives russes.

Facebook et Twitter ont été condamné ce 14 septembre par la justice russe à de nouvelles amendes pour avoir refusé de supprimer des contenus jugés illégaux par Moscou. Les deux géants du numérique ont été condamnés à 21 millions de roubles (245 000 euros) d’amende pour Facebook et 5 millions de roubles (58 200 euros) pour Twitter, selon le compte Telegram du tribunal de Moscou relayé par l’agence Tass. La messagerie cryptée s’est d’ailleurs elle-même vue infliger une amende de 9 millions de roubles (104 500 euros) pour le même motif.

En 2021, Facebook a été à plusieurs reprises condamné en vertu du Code russe des infractions administratives pour ne pas avoir supprimé des contenus interdits par la loi russe, mais aussi pour avoir refusé d’héberger les données des utilisateurs sur le territoire de la Fédération de Russie. Le montant total des amendes s’élève à plus de 90 millions de roubles (1 045 661 euros). Pour les mêmes motifs et sur la même période, l’année 2021 écoulée, Twitter a de son côté été condamné à un total de 45 millions de roubles (522 500 euros) d’amende.

L’ambassadeur américain convoqué par la diplomatie russe

Telegram avait aussi reçu une précédente amende de 26 millions de roubles (301 900 euros) au cours de l’année pour ne pas avoir supprimé certains contenus illicites.

Ces derniers mois, Moscou a accusé les réseaux sociaux de garder en ligne des publications faisant l’apologie des drogues ou du suicide, et d’autres appelant des mineurs à manifester. Plus récemment, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a déclaré que son ministère avait convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis à Moscou John Sullivan en raison de «l’ingérence» des géants du numérique dans les élections législatives russes prévues du 17 au 19 septembre.

Google et Apple sont aussi pointés du doigt par les autorités russes pour «ingérence électorale», pour ne pas avoir supprimé de leur magasin en ligne l’application de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny. Fin janvier, le président Vladimir Poutine avait en outre jugé que ces entreprises étaient «en concurrence de facto avec les Etats», évoquant leurs «tentatives de contrôler brutalement la société».

Source à l’adresse RT France