Crise du crack à Paris : la police évacue les jardins d’Eole (VIDEO)

Nouvel épisode dans la crise du crack qui agite la capitale et le quartier des jardins d’Eole dans le XIXe arrondissement : le préfet vient d’ordonner l’évacuation de ce point de fixation des consommateurs de drogue dénoncé par les riverains.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement a décidé ce 24 septembre de faire évacuer les toxicomanes du secteur des jardins d’Eole dans le XIXe arrondissement, actuel point de fixation des usagers du crack du nord-est parisien. Selon le reporter de RT France présent sur place et qui a pu filmer l’évacuation, la police «prévoit de conduire par bus les toxicomanes vers le square de la porte de la Villette.»

«Une opération a lieu, visant à regrouper ces personnes aux abords de la place Auguste Baron, porte de la Villette, dans un secteur sans riverains aux abords immédiats», a ainsi indiqué dans un communiqué la préfecture de police. 

«Sur mon instruction, la préfecture de police évacue ce matin les toxicomanes des secteurs des Jardins d’Eole et de Stalingrad. Le combat contre la drogue est un combat quotidien et j’ai entendu la colère des riverains», a commenté dans le même temps sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. 

«La fermeture des jardins d’Eole aux usagers de crack décidée par la mairie de Paris entraîne depuis début juillet des nuisances particulièrement élevées pour les riverains des rues Riquet et d’Aubervilliers, dans une configuration urbaine particulièrement inadaptée : rue étroite et passante, proximité immédiate d’habitations et d’écoles», a argumenté la préfecture. 

Mi-mai, préfecture et mairie s’étaient accordées pour regrouper les toxicomanes dans le nord des jardins d’Eole, site historique de consommation à la frontière des XVIIIe et XIXe arrondissements, afin de soulager les riverains du secteur voisin de Stalingrad.

Mais fin juin, Anne Hidalgo avait décidé de mettre fin à cette situation provisoire en interdisant aux consommateurs de crack l’accès au parc, afin que les habitants en reprennent possession. Face à la colère de ces derniers, la maire de Paris était allée visiter le quartier le 22 septembre dernier.

Source à l’adresse RT France