Exploration lunaire : en Russie, un appel d’offres pour optimiser les conditions d’un vol habité

Mise en ligne par l’agence spatiale Roscosomos sur la plateforme gouvernementale russe dédiée aux marchés publics, l’annonce porte sur un projet global visant à optimiser les conditions d’un vol habité vers notre satellite naturel.

L’agence spatiale russe Roscosomos a publié le 23 septembre un appel d’offres qui dépasse 1,7 milliard de roubles (soit une vingtaine de millions d’euros) afin d’encourager les plus créatifs à soumettre un projet détaillé permettant d’optimiser un futur voyage lunaire habité. 

«Recherche appliquée sur les questions problématiques de la mise en œuvre des vols habités vers la Lune, de la création d’éléments et de technologies clés, y compris médicaux et biologiques, assurant la sécurité du séjour et du travail des cosmonautes en orbite circumlunaire et sur la surface de la Lune en termes de travail en 2022 – 2025», peut-on lire dans l’annonce qui intervient un peu plus de six mois après la signature par Moscou et Pékin d’un mémorandum actant la construction d’une «Station scientifique lunaire internationale».

Regain d’enthousiasme pour la Lune

Au mois de mai 2021, la Chine et la Russie avaient d’ailleurs annoncé avoir envoyé des invitations à leurs partenaires pour participer au projet, qui a d’ores et déjà été soumis au Comité des Nations unies sur les utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique.

A l’heure actuelle, la Lune est au centre d’un autre projet, plus avancé dans le temps, d’exploitation scientifique, baptisé Artemis. Il s’agit d’un programme spatial habité chapeauté par la NASA, dont l’objectif est d’amener un équipage sur la Lune d’ici 2024, bien que les chances de tenir ce délai s’amenuisent.

Artemis comprend notamment le développement d’une station spatiale placée en orbite lunaire, à la construction de laquelle participent des pays de l’Agence spatiale européenne (ESA) dont la France.

Particulièrement attractif, le pôle sud lunaire pourrait, en plus de l’exposition solaire quasi permanente dont il bénéficie par endroits, renfermer un volume de glace d’eau considérable, particulièrement précieux pour la production d’énergie sur place, tant pour y ravitailler des fusées que pour l’approvisionnement en électricité de futures bases humaines.

Autant de perspectives qui participent à relancer la course internationale vers notre satellite naturel, dont l’humanité a foulé le sol pour la première (et dernière) fois en 1969.

Source à l’adresse RT France