«Priorité nationale» : Marine Le Pen présente son projet de référendum sur l’immigration

Marine Le Pen a présenté, le 28 septembre son projet de révision constitutionnelle visant à réguler «drastiquement» l’immigration et rétablir des critères stricts pour l’acquisition de la nationalité française.

A six mois de la présidentielle, Marine Le Pen a présenté le 28 septembre devant la presse les contours de son programme et les questions d’un éventuel référendum pour combattre l’immigration, thème de prédilection de son parti que lui disputent désormais la droite et Eric Zemmour, voire le gouvernement.

La veille, sur France 2, la candidate du RN avait exprimé à nouveau sa volonté de réduire «drastiquement» l’immigration. Elle en a profité pour dévoiler son projet de loi de référendum qu’elle veut faire adopter dès sa supposée arrivée au pouvoir

La «maîtrise» de l’immigration inscrite dans la Constitution 

«La France restera-t-elle la France ou sera-t-elle emportée dans le torrent non maîtrisé de gigantesques flux migratoires qui balaieront notre culture, nos valeurs, nos modes de vie ?», a interrogé la candidate du Rassemblement national (RN) en présentant son projet de loi pour refondre «l’ensemble du droit applicable aux étrangers». Ce texte inscrira dans la Constitution la «maîtrise» de l’immigration, en interdisant toute régularisation, ainsi que la «priorité nationale» dans l’accès, par exemple, au logement ou à l’emploi, comme elle l’a défendu en Moselle.

Outre l’expulsion des étrangers délinquants, certaines prestations comme les allocations familiales, «seront réservées aux Français» afin de doper la natalité. Des sanctions pénales seront prévues pour «complicité à l’immigration illégale» et il sera mis fin au regroupement familial.

Autant de dispositions qui pourraient être contestées par les juridictions européennes mais que Marine Le Pen entend contourner en consacrant dans le projet de loi, la supériorité du droit français sur le droit international, comme celui de la CEDH (Convention européenne des droits de l’homme) ou de la CEJ (Cour européenne de justice), via un dispositif de «bouclier constitutionnel». 

«Tout texte international ou disposition de ce texte qui [sera] contraire à la Constitution [restera] inappliqué», ce qui fait que la France n’aura «pas besoin de sortir des textes» internationaux, assure la candidate, qui ne veut plus sortir de l’Union européenne (UE), mais conditionne, dans le même projet de loi, cette appartenance au «respect de l’identité constitutionnelle de la France».

Le RN insiste sur le fait que Marine Le Pen, qui marque le pas dans les sondages, défende ce référendum depuis 2014 alors que certaines de ses propositions sont reprises par les candidats de droite, et qu’Eric Zemmour en revendique lui aussi la paternité.

Source à l’adresse RT France