Dix mois de prison avec sursis pour un homme ayant menacé de mort Mila lors du procès des harceleurs

Un jeune homme de 24 ans a été condamné à dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir menacé de mort Mila sur Twitter lors du premier jour du procès de certains de ses cyberharceleurs, en juin dernier.

Le 30 septembre, un jeune homme de 24 ans a été condamné à dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir menacé de mort Mila sur Twitter, au premier jour du procès de plusieurs de ses cyberharceleurs en juin dernier.

En juillet, onze personnes avaient été punies de peines de quatre à six mois de prison avec sursis pour avoir injurié, harcelé et menacé de mort sur les réseaux sociaux la jeune femme, qui avait publié des vidéos polémiques sur l’islam.

Au début de ce retentissant procès, le dénommé Mehdi B. avait publié sur son compte Twitter – suivi par 400 abonnés – un message dans lequel il demandait si quelqu’un souhaitait décapiter Mila. Son message avait été signalé aux forces de l’ordre par un internaute. Dans un autre tweet, le prévenu avait exprimé le souhait «qu’Allah la brise». Il avait par la suite supprimé plusieurs de ses messages.

«C’était ridicule […] j’ai été débile», s’est-il défendu le 30 septembre lors de l’audience. L’homme a expliqué avoir agi sous le coup de l’énervement face à ce qu’il a considéré comme un «manque de respect» de la jeune femme et concédé avoir «du mal» avec le blasphème.

A la barre, Mehdi B., qui comparaissait libre, n’a cessé de minimiser les faits qui lui étaient reprochés et a concédé des excuses à la plaignante sous l’instance du parquet, qui a requis contre lui six mois d’emprisonnement avec sursis. Son avocat a annoncé son intention de faire appel du jugement.

J’aurais bien mis une baffe [à Mila]

Mehdi B. s’est présenté comme un musulman non «rigoureux» et avait expliqué en garde à vue que, si le jour des faits, il «aurai[t] bien mis une baffe» à Mila, il souhaitait à présent «discuter avec elle».

La jeune Mila, 18 ans, était présente à l’audience. Elle n’a pas lâché le prévenu des yeux et a expliqué au tribunal que les messages qui l’ont visée «ne sortir[aient] jamais de [s]a tête».

Cinq autres personnes interpellées le 30 septembre et suspectées de l’avoir harcelée sur internet et menacée de mort ont été renvoyées devant le tribunal qui les jugera en avril prochain.

Source à l’adresse RT France