Russie : des programmes spatiaux freinés par la pandémie et les sanctions

Quelques jours après que le président russe a demandé à Roscosmos de développer sa compétitivité sur la scène internationale, la direction de la société d’Etat a évoqué les principaux facteurs ayant eu un impact sur ses activités spatiales.

Cité le 30 septembre par Tass, le premier vice-directeur de Roscosmos, Maxime Ovtchinnikov, a fait savoir que la pandémie de Covid-19, ainsi que les sanctions étrangères sur la fourniture de composants pour les fusées et équipements spatiaux, avaient eu «un impact négatif» sur la mise en œuvre de l’exécution des programmes spatiaux de la Russie pour l’année 2020, période au cours de laquelle la société a atteint un taux de réalisation estimé à 63,9 %.

En outre, le haut responsable de l’agence spatiale a affirmé que le système russe de géolocalisation par satellite Glonass avait requis sur la même période moins de lancements qu’initialement prévu, en raison de «l’absence d’une nécessité opérationnelle» compte-tenu de la fiabilité des satellites toujours en orbite, qui continuent de fonctionner «au-delà de leur durée de vie active établie».

Vladimir Poutine souhaite que le secteur spatial russe reste compétitif

Le patron de Roscosmos, Dmitri Rogozine, avait de son côté déclaré au mois de juin 2021 que la Russie pourrait se retirer de la Station spatiale internationale (ISS) en 2025 si Washington ne levait pas rapidement les sanctions contre les entreprises russes du secteur spatial.

Plus tôt dans la semaine, le président Vladimir Poutine avait appelé la direction de Roscosmos à maintenir un haut niveau de fiabilité de son matériel spatial afin de préserver sa compétitivité dans un contexte de concurrence croissante. «La concurrence internationale [dans le secteur spatial] s’accroît, vous le savez parfaitement, nous avons discuté à plusieurs reprises de cette question avec vous. Pour réussir dans cette lutte concurrentielle, il faut maintenir un haut niveau de sécurité du matériel russe, tant pour les vols habités que pour la mise en orbite de matériel», a-t-il en effet déclaré le 29 septembre lors d’une session en ligne sur le développement de l’industrie spatiale russe, en présence de hauts responsables de Roscosmos. 

Le 5 octobre, un équipage russe incluant l’actrice Ioulia Peressild et le réalisateur Klim Chipenko, respectivement âgés de 36 et 37 ans, décollera depuis le cosmodrome de Baïkonour pour la Station spatiale internationale dans le cadre de la réalisation d’un film russe baptisé Le Défi.

Source à l’adresse RT France