16 militaires maliens tués lors une attaque djihadiste dans le centre du Mali

Dans le centre du Mali, une attaque à l’engin explosif improvisé, attribuée à une faction djihadiste, a fait 16 morts dans les rangs de l’armée malienne le 6 octobre.

Une attaque djihadiste présumée dans le centre du Mali a fait 16 morts le 6 octobre parmi les militaires maliens, selon des sources de sécurité et médicale maliennes évoquées par l’AFP. L’armée malienne fait pour sa part état de neuf tués et 11 blessés dans ses rangs.

Un convoi de l’armée malienne qui effectuait une «jonction entre les localités de Koro et Bandiagara a été la cible d’une attaque complexe à l’EEI [engin explosif improvisé] suivie de tirs nourris» vers 11h25, a fait savoir l’état-major des armées dans un communiqué publié dans la soirée du 6 octobre.

Le bilan provisoire s’établissait à «neuf militaires morts et 11 blessés et 3 véhicules détruits», selon cette source.

L’état-major a également affirmé que les militaires maliens avaient «énergiquement réagi» et poursuivi les assaillants, tuant 15 membres de GAT [groupes armés terroristes] et récupérant une vingtaine de motos. A l’appui de ce bilan côté ennemi, l’armée malienne n’a fourni dans l’immédiat qu’une photo montrant une dizaine de motos alignées. 

Auparavant, une source de sécurité avait déclaré à l’AFP que le bilan parmi les militaires maliens s’élevait à «16 morts et 10 blessés, dont des cas graves». Cette source a affirmé que les assaillants avaient également subi des pertes significatives.

Ce bilan de 16 morts et 10 blessés parmi les militaires maliens a été confirmé par une source au centre de santé communautaire de Bandiagara, soulignant que les 16 corps se trouvaient à la morgue de cette localité.

Des attaques djihadistes incessantes

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière frappant l’armée malienne depuis celle contre un convoi le 19 août sur la route entre Boni et Douentza, également dans le centre du Mali, qui avait fait 17 morts.

Le 28 septembre, cinq gendarmes maliens qui escortaient un convoi d’une entreprise minière avaient péri dans une attaque entre Sébabougou et Kwala, dans l’ouest du Mali.

Cette attaque avait ensuite été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Le GSIM a également revendiqué une autre attaque visant le 20 septembre un convoi d’évacuation médicale de l’armée dans le centre du pays, qui avait coûté la vie à quatre militaires maliens, ainsi qu’une embuscade le 12 septembre dans le cercle de Macina, dans la même région, dans laquelle cinq militaires avaient péri.

Depuis le déclenchement de rébellions indépendantiste et djihadiste dans le Nord en 2012, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, dont de nombreux civils, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, françaises et africaines.

Les violences, entremêlées à des conflits intercommunautaires, se sont propagées du nord au centre du pays, qui en est devenu le principal foyer, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

Source à l’adresse RT France